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À vélo sur les pistes de l’outback australien : rencontre avec Eddie Mittelette

[Please note: Aboriginal and Torres Strait Islander people should be aware that this article may contain images or names of deceased persons in photographs or printed material.]

      Cette semaine, nous partons à la rencontre d’Eddie Mittelette. Voyageur au long cours, il est l’auteur du livre Aborigènes – avec les derniers nomades d’Australie (2015)1, récit personnel richement documenté publié aux éditions Transboréal. L’auteur y narre son périple de 11 000 kilomètres à vélo sur les pistes de l’ouest australien à la rencontre des Aborigènes Martu. Un portrait affûté et saisissant de l’outback2 contemporain.  Voir plus

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 2)

“[…] Yes, I am there to welcome you … we lament the dead
I wait for the whaikorero to start,
Yes, you acknowledge me, and I you
I wait for the tamariki, they on my paepae
Yes, I cry, for they fill me with pride and hope
I wait for the rhythm of the kapahaka…
Yes, I can dance along … I know your songs
I wait for the smell of the kei to emerge from the ground,
Yes, I will eat with you and you with me
We feed a need to perpetuate the past and the present
And in doing so we bring forth Rongomatane and Papatuanuku
So who invited Tu ?”
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 1)

“I am the house
Feeling the cold… my korowai taken from me
and I shudder in the grip of this sharp wind
Were you not stoking the fires
Keeping me warm
I was holding fort
You holding forth
Is the past too harder a task…I ask
And I wait as I do… …as I have… …as I will
As you come in your hundreds, thousands
Year after year we have shared the air
Embraced by the uri of Nga Hau e wha
I wait for the karanga to take you to the sky […]”
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds Voir plus

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Histoire d’une découverte : Le siège de prestige des îles Australes collecté en 1822 par George Bennet

        Le 13 août 1769, au cours de son premier voyage dans le Pacifique, le Capitaine Cook découvrit l’Île de Rurutu (qu’il connaissait sous le nom d’Oheteroa), située au sud de Tahiti, aux latitudes 22°25’S ; 151°20’W. Un canot de l’Endeavour approcha du rivage mais le récif et les courants l’empêchèrent d’accoster. Cook ne pouvait imaginer que cette petite île, simple tache dans l’immensité de l’océan Pacifique, deviendrait un des locus classicus de l’art Océanien – l’île d’origine de la célèbre statue A’a aujourd’hui exposée au British Museum, mais aussi du magnifique siège cheffal (no’oanga) présenté ici. Voir plus

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À la Poursuite de Ricky Baker : une comédie aux racines de la culture néo-zélandaise

       En 2016, alors que le Disney Vaiana, la Légende du Bout du Monde culminait au box-office français, sortait plus discrètement À La Poursuite de Ricky Baker1 , du réalisateur néo-zélandais alors peu connu Taika Waititi. Si le nouveau-né du géant américain a le mérite de transcrire l’attachement à la mer des Polynésiens, la comédie déjantée de Taika Waititi ancre son récit dans les terres, au cœur de la forêt primaire néo-zélandaise. Cette pépite, librement adaptée du roman de Barry Crump, Wild Pork and Watercress paru en 1985 lançait la carrière de son réalisateur à l’international, et se hissait parmi les références du cinéma néo-zélandais. Avec son ton doux-amer, cette comédie déjantée nous ramène aux racines de la culture Māori et questionne tout en subtilité les inégalités qui marquent l’archipel. Voir plus

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Évoquer et invoquer le surnaturel – les objets de la chasse aux têtes et de la pêche à la bonite (Partie 3)

       Contrastés, brillants, éblouissants, faisant référence à des entités surnaturelles tout en s’inspirant des formes de la nature et des propriétés du vivant, capables de convoquer les morts, capables tour à tour de plaire aux hommes ou de les inquiéter, les objets de la chasse aux têtes et de la pêche à la bonite totalisent à eux seuls un nombre vertigineux de notions. Ils se trouvent au croisement de composantes majeures des champs du social : la sphère politique, la sphère religieuse, la sphère économique. Ils sont donc prompts à se transformer lorsque les champs du social eux-mêmes sont réorganisés. C’est leur adéquation avec la société qui « [autorise] les humains à produire des actions efficaces sur le monde ».1 Voir plus

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Les « Hommes de boue » Asaro des Hautes-Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée

     Les masques sont suffisamment rares dans la région centrale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, bien connue sous le nom de Hautes-Terres, pour que les quelques groupes qui en produisent soient remarqués. Les habitants de la région du fleuve Asaro, près de Goroka, n’y font pas exception et bénéficièrent même d’une attention du grand public rarement égalée par d’autres sociétés de Mélanésie, et même, osons le dire, d’un véritable feu des projecteurs – au point d’être sponsorisés par de puissantes firmes internationales. Pourquoi donc ? Voir plus

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Évoquer et invoquer le surnaturel – les objets de la chasse aux têtes et de la pêche à la bonite (partie 2)

      La semaine dernière nous vous proposions d’envisager les passerelles et similitudes symboliques existant entre la chasse aux têtes et la pêche à la bonite, deux activités qui étaient (et est toujours en ce qui concerne la pêche à la bonite) déployées en mer à l’ouest et au sud-est de l’archipel des Salomon. Ces activités ont donné lieu à la production de nombreux objets et images constituant un ensemble formel cohérent, notamment en raison de l’emploi, dans leur fabrication, de dispositifs techniques et visuels communs aux Salomon occidentales et orientales. Voir plus

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Évoquer et invoquer le surnaturel – les objets de la chasse aux têtes et de la pêche à la bonite (Partie 1)

       Facilement identifiables visuellement, les sculptures de bois noir décorées de motifs blancs produites dans l’archipel des Salomon (à l’exception des îles les plus au nord), leur iconographie récurrente, les êtres hybrides qu’elles représentent, ont pour ainsi dire tapé dans l’œil des arrivants occidentaux. Au-delà de leurs qualités esthétiques, c’est l’imaginaire qu’elles convoquent, évocateur d’un archipel associé à l’aube du XXème siècle à une vision fantasmée du cannibalisme, qui participe à la popularité des pièces salomonaises auprès du public occidental. Voir plus

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Qui de l’œuf ou de l’émeu ? À la découverte de l’orfèvrerie coloniale australienne

       C’est un fait bien connu, les émeus pondent des œufs d’une taille impressionnante : 13 à 14 cm de long pour environ 900g. De quoi faire une omelette avantageuse ! La passion qu’ont brièvement inspiré ces œufs à l’aristocratie australienne de la fin du XIXème siècle ne doit pourtant rien à leurs qualités culinaires.

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