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Du Queensland à la South Sea Evangelical Church : une mission évangéliste aux îles Salomon (Première Partie)

Les missions chrétiennes sont intervenues très tôt dans l’histoire de la colonisation du Pacifique. Dès la fin du XVIIIème siècle, la conversion des populations locales a constitué un enjeu fort pour les églises occidentales. Elle est alors perçue comme une mission divine : « sauver » les âmes des « païens » de l’emprise de fausses divinités. L’entreprise d’évangélisation, intimement associée au processus colonial, a été menée à la fois par des organisations religieuses de taille importante, comme la London Missionary Society en Polynésie ou l’église catholique à travers par exemple la Congrégation des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie à Mangareva, mais aussi par une multitude de missions moins connues souvent issues des courants protestants du christianisme. Parmi elle, une église va particulièrement marquer l’histoire de l’archipel des îles Salomon jusqu’à aujourd’hui : la South Sea Evangelical Mission.  Read More

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From Exotic Curiosities to Primitivism

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This article was first written for the catalogue of the Bourgogne Tribal show's third edition in 2018.

"You walk towards Auteuil you want to go home on foot
To sleep among your Oceanic and Guinean fetishes
They are Christs of another shape and another creed."
Guillaume Apolinaire, « Zone », 1913.

These lines by poet Guillaume Apollinaire testify to his early interest in non-European art. The year was 1913, on the eve of the First World War, and his famous collection of poems Alcools, had just been published. Apollinaire did not know then that the West was about to change the way it looked at Pacific objects. This metamorphosis would deeply mark the history of the arts and ethnographic museums. Read More

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Les « phantomatiques » boucliers de la Wahgi – Première partie

Etonnant bouclier que celui acquis il y trois ans par le musée des Confluences de Lyon dans le cadre de l’exposition Hugo Pratt – Lignes d’Horizons1 (dont CASOAR à fait une revue ici). Si son iconographie renvoie aux comic books américains, à travers la figure du superhéros The Phantom, la plaque minéralogique fixée à sa base et estampillée « PNG » donne une indication sur sa provenance réelle. Peut-être un œil averti identifiera-t-il sa forme allongée et les liens croisés en son centre, caractéristiques des grands boucliers de guerre de la vallée de la Wahgi.

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Les perles noires de Tahiti, remarquables gemmes de Polynésie française

       Dans les lagons turquoises de Polynésie française sommeillent des trésors de nacre, les perles noires de Tahiti. Leur écrin ? Une huître perlière aux lèvres noires, la Pinctada Margaritifera. En tahitien cette perle est appelée poerava. Poe pour la perle, rava pour la couleur sombre. Sombres, elles le sont bien. C’est d’ailleurs la particularité des perles de cette région. Mais c’est aussi pour leur éclat et leur lustre, ainsi que pour la variété des nuances qu’elles proposent qu’elles sont si recherchées. En effet, les poerava sont difficilement réductibles à la couleur noire, tant elles peuvent être nuancées, du gris anthracite au mauve aubergine, en passant par toute une gamme de bleu et de vert. Ces caractéristiques leur octroient une place de choix chez les plus grands joailliers du monde, et une reconnaissance internationale. Une belle perle, ça peut coûter plusieurs milliers d’euros. Mais bien avant son apparition sur le marché mondial, les poerava étaient connues et recherchées par les habitants de la Polynésie française. Elles font encore aujourd’hui la fierté des producteurs et des joailliers polynésiens. La culture des huîtres perlières – la perliculture – est une véritable institution dans cette région. Read More

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“And Viot once again left for the Tropics” *

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This article was first written for the catalogue of the Bourgogne Tribal show's third edition in 2018.

      “A poet without a publishing house or work”1Jacques Viot entered the world of Parisian galleries and, more particularly, the surrealist scene in the 1920s. He represented artists like Joan Miró. After working for several artists and galleries and being deep in debt, Viot sailed the Pacific in 1926. After coming back to Paris in 1928, he got back in touch with Pierre Loeb who had had a gallery in Paris since 1924. Viot had worked with him before his departure. Viot suggested that he go to the South Seas in order to bring back objects that were fashionable at the time, particularly among surrealists. Read More

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Climate change and environmental disruptions in Pacific contemporary arts

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       In last week’s article, CASOAR presented the exhibition À toi appartient le regard (…) et la liaison infinie entre les choses (musée du quai Branly - Jacques Chirac) which focuses on contemporary photography. We mentioned several artists who use their art as a platform to discuss the environmental changes caused by pollution and global warming. Today, we are having a look at some Pacific contemporary artworks that deal with these themes. Read More

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 2)

« […] Yes, I am there to welcome you … we lament the dead
I wait for the whaikorero to start,
Yes, you acknowledge me, and I you
I wait for the tamariki, they on my paepae
Yes, I cry, for they fill me with pride and hope
I wait for the rhythm of the kapahaka…
Yes, I can dance along … I know your songs
I wait for the smell of the kei to emerge from the ground,
Yes, I will eat with you and you with me
We feed a need to perpetuate the past and the present
And in doing so we bring forth Rongomatane and Papatuanuku
So who invited Tu ? »
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 1)

« I am the house
Feeling the cold… my korowai taken from me
and I shudder in the grip of this sharp wind
Were you not stoking the fires
Keeping me warm
I was holding fort
You holding forth
Is the past too harder a task…I ask
And I wait as I do… …as I have… …as I will
As you come in your hundreds, thousands
Year after year we have shared the air
Embraced by the uri of Nga Hau e wha
I wait for the karanga to take you to the sky […] »
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds Read More

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Histoire d’une découverte : Le siège de prestige des îles Australes collecté en 1822 par George Bennet

        Le 13 août 1769, au cours de son premier voyage dans le Pacifique, le Capitaine Cook découvrit l’Île de Rurutu (qu’il connaissait sous le nom d’Oheteroa), située au sud de Tahiti, aux latitudes 22°25’S ; 151°20’W. Un canot de l’Endeavour approcha du rivage mais le récif et les courants l’empêchèrent d’accoster. Cook ne pouvait imaginer que cette petite île, simple tache dans l’immensité de l’océan Pacifique, deviendrait un des locus classicus de l’art Océanien – l’île d’origine de la célèbre statue A’a aujourd’hui exposée au British Museum, mais aussi du magnifique siège cheffal (no’oanga) présenté ici. Read More