Polynésie

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La pêche à la nacre dans la culture maori

      Les enfants que nous avons été ou sommes toujours se souviennent certainement de la beauté saisissante de la nacre habitant les coquillages de nos plages, lors des chasses rituelles qui ne manquaient jamais d’advenir lors de vacances à la mer. Rose, verte, blanche lunaire ou opaline, cette nacre est toujours synonyme d’une iridescence qui attire le regard lorsqu’on l’aperçoit du coin de l’oeil. Cette nacre européenne est pourtant bien pâle en comparaison de la nacre bleue prisée par les habitants d’Aotearoa, les biens connus Maori de Nouvelle-Zélande. Voir plus

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Des ali’i aux Beachboys : à la recherche de la vague parfaite

       Pratique estivale par excellence, le surf est associé à de nombreux stéréotypes sur la côte ouest américaine. Ces stéréotypes trouvent leur origine dans les différents médiums à partir de la seconde moitié du XXème siècle. Le surf n’est plus seulement un sport ou une passion mais devient un mode de vie. Cependant, l’origine du surf est bien plus ancienne. Pratiqué dans différentes régions en Océanie, il trouve néanmoins un développement particulièrement important à Hawaï. Voir plus

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Rapa Nui : île de l’oubli ?

     Rapa Nui. Île de Pâques. 166 km carrés de terres, mis à l’écart par les vents et courants, à 4000 km à l’est de Tahiti et presque autant à l’ouest des côtes chiliennes. Des falaises escarpées pour seul rivage, interdisant l’éclosion des graines portées par l’océan, une végétation rase, une eau pauvre en plancton et donc en poissons et mammifères marins. Sépulture de colosses de pierre, tantôt entiers, dressés ou couchés au bord des falaises, tantôt inachevés, émergeant du flanc du volcan Rano Raraku, comme si le temps s’était figé. Voir plus

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« Le compas peut être défaillant, les étoiles jamais »* – Naviguer dans le Pacifique

   Nous devons en partie au navigateur David Henry Lewis (1917 – 2002) notre connaissance des savoirs traditionnels de navigation dans le Pacifique. Cet anglais de naissance a grandi entre la Nouvelle-Zélande et Rarotonga (îles Cook), où il se passionne très tôt pour les mythes des héros navigateurs caractéristiques dans l’ensemble du Pacifique. Sa formation de médecin dans l’armée britannique ne l’empêche pas de s’élancer avec huit autres concurrents téméraires dans la première course transatlantique en solitaire et sans escale reliant Plymouth à New York en 1960. Voir plus

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L’art océanien aux enchères : début de saison – Printemps 2018

    Bien que loin des records de l’automne dernier, les ventes Binoche et Giquello et Christie’s de mars et d’avril ont confirmé le succès croissant de l’art océanien en vente aux enchères. Malgré quelques exceptions, notamment une très belle figure de proue nguzunguzu de l’ancienne collection Ray Laura Wielgus (estim. € 200 000 – 300 000) et un iconique ‘dieu-bâton’ atuaraka de Rarotonga (estim. € 350 000 – 450 000), la grande majorité des lots a trouvé preneur, tout  particulièrement lors de la vente Christie’s du 10 avril où seulement huit lots sur les trente-neuf proposés, soit 20 %, sont restés invendus. Voir plus

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L’art océanien à la Tefaf 2018 : une sélection

      Rendez-vous incontournable du monde de l’Art, la Tefaf (The European Fine Art Fair) s’est tenue cette année du 9 au 18 mars dans la ville de Maastricht. Pour cette 31e édition ce sont environ trente-cinq mille œuvres d’art, offrant un panorama éclectique de sept mille ans d’histoire de l’art, qui étaient présentées à la foule d’amateurs ayant fait le déplacement. Voir plus

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Une excursion atypique : le Muséum Emmanuel Liais de Cherbourg-en-Cotentin

      Cette semaine, CASOAR vous emmène sur les côtes normandes à la découverte de la collection océanienne du Muséum d’Histoire naturelle, d’archéologie et d’ethnologie Emmanuel Liais de Cherbourg-en-Cotentin1, ville portuaire située tout au nord de la presqu’île bas-normande. Cette position stratégique sur la mer de la Manche lui a permis de jouer un rôle important au fil de l’histoire maritime militaire, commerciale et coloniale française. Voir plus

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Entre traditions ancestrales et phénomène de mode international, le tatouage marquisien fait la star !

      Le tatouage polynésien, observé pour la première fois par les navigateurs européens à la fin du XVIIIème, n’a depuis cessé de fasciner les sociétés occidentales. Véritables « must have » pour les amateur·rice·s, les tatoué·e·s et les tatoueur·euse·s, les motifs polynésiens alimentent l’imaginaire que nous portons sur l’idée polynésienne, la sensualité de ses vahinés et la virilité de ses guerriers (thème relayé avec soin par notre équipe fétiche de rugby néo-zélandaise !). Le tatoueur Teíki Huukena déplore cependant l’abondance de tatouages mixant des motifs de différentes régions polynésiennes qui gomment selon lui les particularités et l’identité de chaque archipel. CASOAR a donc choisi de se focaliser sur les Marquises pour vous parler aujourd’hui de la pratique traditionnelle du tatouage. Voir plus

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Les dieux-bâtons Cook : représentation d’une généalogie ?

     Les îles Cook se situent dans l’océan Pacifique, plus précisément en Polynésie centrale. L’archipel se compose de deux groupes d’îles, les îles du nord et les îles du sud, ces dernières étant les plus connues pour les historiens d’art. L’île de Rarotonga, qui fait partie des îles du sud, est probablement la plus connue de tout l’archipel. Bien que le navigateur et cartographe von Krusenstern ait donné le nom du Capitaine Cook à l’archipel en 1824, le célèbre navigateur n’a en réalité séjourné que quelques semaines dans les Îles qui portent son nom.1 La typologie d’objet qui nous intéresse aujourd’hui, les dieux-bâtons, proviennent précisément de l’île de Rarotonga. Voir plus