La pêche à la nacre dans la culture maori

      Les enfants que nous avons été ou sommes toujours se souviennent certainement de la beauté saisissante de la nacre habitant les coquillages de nos plages, lors des chasses rituelles qui ne manquaient jamais d’advenir lors de vacances à la mer. Rose, verte, blanche lunaire ou opaline, cette nacre est toujours synonyme d’une iridescence qui attire le regard lorsqu’on l’aperçoit du coin de l’oeil. Cette nacre européenne est pourtant bien pâle en comparaison de la nacre bleue prisée par les habitants d’Aotearoa, les biens connus Maori de Nouvelle-Zélande. Lire la suite de “La pêche à la nacre dans la culture maori”

Un bambou pour un récit – histoires végétales

     Autrefois assimilés à des bâtons de chef ou de voyageur, plus récemment comparés à des journaux ou encore des bandes dessinées1, les bambous kanak sont des objets tout à fait étonnants qui ont beaucoup intrigué ceux qui ont bien voulu s’y intéresser. En effet, la culture kanak a privilégié la gravure sur bambou pour exprimer les hauts faits de la société, les évènements de la vie quotidienne et rituelle du village mais aussi la rencontre et la promiscuité avec le monde blanc à partir de 1853.  Lire la suite de “Un bambou pour un récit – histoires végétales”

La maison venue de l’Océan : petite histoire des Bai de Palau

     Quelque part dans le Pacifique, entre les Philippines et la Papouasie, un homme nage dans les profondeurs de l’océan. Il s’aventure si loin sous les eaux qu’il assiste bientôt à un étrange spectacle… Sous ses yeux, les dieux réunis construisent une immense et majestueuse demeure. Après avoir minutieusement observé la scène, l’homme, remonté à la surface, raconte à son village l’incroyable vision subaquatique. Le village s’empresse alors de construire une bâtisse similaire à celle aperçue sous les flots… Lire la suite de “La maison venue de l’Océan : petite histoire des Bai de Palau”

Le Centre culturel Tjibaou : porte d’entrée sur la culture kanak

      Niché dans la vallée de Tina, au nord-est de Nouméa, le Centre culturel Jean-Marie Tjibaou (CCT pour les initiés) fête cette année ses vingt ans, en concomitance avec l’Accord de Nouméa qui a accompagné son ouverture. Inscrits dans les Accords de Matignon, signés le 26 juin 1988, qui permettent la création de l’Agence de Développement de la Culture Kanak (ADCK), le CCT est le fruit d’une longue demande de reconnaissance de la population kanak, de leur culture et leurs productions matérielles, dont le festival Melanesia 2000 en 1975 a formé le prélude. Profitant d’un séjour de recherche en Nouvelle-Calédonie, votre envoyée spéciale pour CASOAR vous fait (re)découvrir ce lieu devenu un emblème de la culture kanak. Lire la suite de “Le Centre culturel Tjibaou : porte d’entrée sur la culture kanak”

La kula : à la recherche de la renommée

       La Mélanésie est traversée par de nombreux systèmes d’échanges. Mais le système kula, incontournable de tout étudiant en anthropologie, a cela de très particulier qu’il ne constitue pas un échange de biens utilitaires, mais d’objets de valeur, dont l’acquisition est entourée de nombreuses règles. Lire la suite de “La kula : à la recherche de la renommée”

Des ali’i aux Beachboys : à la recherche de la vague parfaite

       Pratique estivale par excellence, le surf est associé à de nombreux stéréotypes sur la côte ouest américaine. Ces stéréotypes trouvent leur origine dans les différents médiums à partir de la seconde moitié du XXème siècle. Le surf n’est plus seulement un sport ou une passion mais devient un mode de vie. Cependant, l’origine du surf est bien plus ancienne. Pratiqué dans différentes régions en Océanie, il trouve néanmoins un développement particulièrement important à Hawaï. Lire la suite de “Des ali’i aux Beachboys : à la recherche de la vague parfaite”

Rapa Nui : île de l’oubli ?

     Rapa Nui. Île de Pâques. 166 km carrés de terres, mis à l’écart par les vents et courants, à 4000 km à l’est de Tahiti et presque autant à l’ouest des côtes chiliennes. Des falaises escarpées pour seul rivage, interdisant l’éclosion des graines portées par l’océan, une végétation rase, une eau pauvre en plancton et donc en poissons et mammifères marins. Sépulture de colosses de pierre, tantôt entiers, dressés ou couchés au bord des falaises, tantôt inachevés, émergeant du flanc du volcan Rano Raraku, comme si le temps s’était figé. Lire la suite de “Rapa Nui : île de l’oubli ?”