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Les recherches de provenances, késako ?

Au cours des dernières années, les recherches de « provenances » sont devenues centrales et sont mobilisées par le monde des musées, les institutions de recherche et par les pouvoirs publics. La proposition de loi relative à la circulation et au retour des biens culturels appartenant aux collections publiques, adoptée par le Sénat en première lecture le 10 janvier 2022, qui porte une attention tout particulière au développement de la recherche de provenances, témoigne de cette actualité. De quoi s’agit-il exactement ? Cette semaine, CASOAR décrypte la recherche de provenance en termes théorique et pratique. Voir plus

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Le SaVĀge K’lub à Birmingham : actiVĀtion, présences et performances

Jeudi 20 septembre 2022, arrivées à Birmingham sous la pluie, nous entrons dans le Birmingham Museum & Art Gallery (BMAG) pour nous abriter mais surtout pour aller voir la dernière occurrence du SaVĀge K’lub, raison de notre venue. Ce K’lub a été créé à l’occasion du Fierce Festival et plus particulièrement du programme Healing Gardens of Bab (Les Jardins de la Guérison de Bab – faisant référence aux jardins suspendus de Babylone) qui “est une réponse artistique à [l’]histoire coloniale [célébrant] ce que l’Empire [britannique] a tenté (et échoué) d’éradiquer”.1 Healing Gardens of Bab est un espace de “célébration queer” où “des performances, des événements et des oeuvres d’art […] renforcent l’expression de l’homosexualité dans le monde, par le biais de spectacles joyeux et d’événements participatifs.”2 C’est au sein de cet espace que Rosanna Raymond et Jaimie Waititi présentent la SaVĀge K’lubroom inaugurale de Birmingham. Voir plus

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Réclamer la terre : le Palais de Tokyo à l’heure du climat ?

« Réclamer la terre est une prise de conscience autant qu’un cri de ralliement. »1 Dès la première phrase de son texte introductif et de sa présentation en ligne sur le site internet du Palais de Tokyo, l’exposition Réclamer la terre, visible du 15 avril au 4 septembre 2022, affichait une ambition prometteuse. Daria de Beauvais, commissaire d’exposition au Palais de Tokyo, s’est associée à deux conseiller·e·s· scientifiques de taille pour l’organiser. La première est Ariel Salleh, chercheuse et activiste écoféministe née en Australie en 1944, dont le travail et les engagements portent sur les relations entre humains et non-humains, en s’intéressant notamment à d’autres perspectives de pensées que les paradigmes euro-nord-américains dominants. Le·a second·e est Léuli Eshrāghi, artiste, commissaire d’exposition, auteur·e, poète né·e à Samoa et d’ascendances sāmoane, perse et cantonaise. Dans son travail expographique et artistique, Léuli Eshrāghi interroge les conséquences coloniales et le besoin de réparation, de soin et de guérison des cultures autochtones discréditées par les anciennes puissances coloniales. Le titre de l’exposition est quant à lui inspiré par l’ouvrage Reclaim the Earth: Women Speak Out for Life on Earth, édité par Leonie Caldecott et Stephanie Leland en 1983.2 Voir plus

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John Bevan Ford : donner à voir un univers maori

Une harmonie de traits colorés, des entrelacs de lignes qui forment des paysages montagneux, esquissent des silhouettes stylisées, dessinent des pirogues voguant sur la mer, composent de grandes capes qui se déploient dans le ciel. Les œuvres peintes de l’artiste maori John Bevan Ford se reconnaissent au premier coup d’œil. Quiétude et harmonie y règnent et les nombreux symboles qui les composent attisent la curiosité. Dans cet article, CASOAR vous propose quelques clés de lecture pour les découvrir. Voir plus

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Breath of life (la vie n’est qu’un souffle) à la fondation Opale

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Il est difficile de passer par hasard à la Fondation Opale ! Juchée à 1100 mètres d’altitude dans un village des Alpes suisses, il faut d’abord en passer par quelques virages en épingle pour finalement arriver à destination : la commune valaisanne de Lens. Avant même d’entrer dans le Centre d’art, le visiteur peut en apprécier le cadre naturel; la vallée du Rhône en contrebas, des sommets enneigés à l’horizon et leurs reflets dans lac de Louché, qui borde la Fondation. 

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À la poursuite d’Hugo Pratt : J’avais un rendez-vous

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L’achat de J’avais un rendez-vous, déniché par hasard au détour de l’excellente librairie Flagey de bandes dessinées à Bruxelles, a été l’affaire d’une seconde seulement. Bien que n’ayant pas encore lu la série Corto Maltese (j’ai bien conscience qu’il s’agit d’une aberration, c’est comme si une amatrice de cinéma n’avait jamais vu un seul film de Quentin Tarantino), la qualité des aquarelles de la couverture me laissait présager de très belles surprises à l’intérieur, et, peut-être, la promesse du coup de pied nécessaire pour me décider à lire les aventures d’un des plus célèbres marins du neuvième art. Voir plus

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Tupuna, de Moearii Darius : regards multiples sur l’Histoire, message d’espoir pour la culture et le patrimoine polynésien

« Aucun homme, pourtant, ne saurait vivre normalement en étant coupé des racines de son passé, il n’en est pas autrement des sociétés ».1

Ce constat de José Garanger, archéologue, professeur à l’université Paris I qui orchestra des fouilles en Polynésie avec ses étudiants, pourrait être le leitmotiv de Moearii Darius, au cours de son long projet (plus de dix ans) de documentation puis d’écriture de l’ouvrage Tupuna, Voyage sur les Traces des Ancêtres à Tahiti et dans les îles, publié en 2021 chez Au vent des îles. Voir plus

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Maro ‘Ura. Un trésor polynésien : la mystérieuse trajectoire d’un objet sacré

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Vous les avez peut-être vues, ces intrigantes affiches dans les rues de Paris : du bleu, du jaune, un objet non identifié qui occupe l’espace, et ce mot tout autant inconnu pour la majorité d’entre nous : « Maro ’Ura ». Tout au plus, le sous-titre nous aide à y voir plus clair : “un trésor polynésien”. Nouvelle surprise : comment cet objet, qui semble si vieux, si abîmé, et dont on a du mal à distinguer l’utilité, peut-il être un “trésor” ? Voir plus

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L’œuvre de Behrouz Boochani : comment représenter la souffrance ?

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« Comment puis-je décrire la souffrance d’un père qui est séparé de sa femme et de ses enfants pendant six ans ?
Comment puis-je décrire une mère qui voit ses petits enfants grandir pendant six ans dans un camp de prisonniers ?
Comment puis-je décrire un jeune homme qui était plein de vie mais qui a perdu la possibilité de poursuivre ses études, de trouver l’amour, qui a perdu sa santé, sa famille, son espoir, qui a perdu de nombreuses opportunités que vous considérez comme acquises ? »1
Behrouz Boochani, TedxSydney L’écriture est un acte de résistance.

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