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Le cas des “fourchettes cannibales” des îles Fidji : le goût du frisson exotique

CASOAR va aujourd’hui s’intéresser au cas d’un objet connu dans les collections et les salles de vente sous le nom évocateur de « fourchette cannibale » ou bien encore de « fourchette à chair humaine ». Ces objets se retrouvent dans les langues locales sous les noms icula ou isaga, icula ni bokola ou icula ni bakola ou bien encore bulutoko.1 Elles étaient principalement employées dans les hauteurs au Nord et à l’Ouest de Vitilevu, l’une des deux grandes îles de l’archipel des Fidji, qui fait la jonction entre la Mélanésie à l’Ouest et la Polynésie à l’Est .2 Voir plus

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L’art de la plume : les kāhili de l’archipel d’Hawaii

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L’archipel d’Hawaii est généralement connu pour ses objets en plumes : ‘ahu‘ula, capes ; mahiole, casques ; kāhili, chasse-mouches ; lei, colliers, etc. Dans ce présent article, CASOAR a toutefois choisi de ne vous présenter qu’un seul de ces emplumés : les kāhili, dont des exemples se trouvent dans les musées à travers le monde et aussi à Hawaii, au Bernice Pauahi Bishop Museum qui en conserve 250 exemplaires.1 Voir plus

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Histoire d’un chef-d’œuvre : une paire de rapa de l’Île de Pâques

“Il est au milieu du Grand Océan, dans une région où l’on ne passe jamais, une île mystérieuse et isolée ; aucune terre ne gît en son voisinage et, à plus de huit cents lieues de toutes parts, des immensités vides et mouvantes l’environnent.”1 

Découverte en 1722 par le marin hollandais Jakob Roggeveen, l’Île de Pâques n’a cessé de fasciner les Occidentaux. Si les colosses de pierre moaï, Voir plus

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Laplap et nalot, héritages culinaires du Vanuatu

Laplap : ces deux syllabes, dont la sonorité est familière à tous les ni-Vanuatu, sont synonymes de convivialité et désignent un plat à partager consommé très couramment encore aujourd’hui et depuis plusieurs siècles dans l’archipel.
Une multitude d’objets, communs ou de prestige, était et est parfois encore impliquée dans la préparation, la présentation et la consommation de ce plat, qui est volontiers désigné par ses créateurs comme le plat national du Vanuatu. Voir plus

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Les masques kavat des baining de Nouvelle-Bretagne

C’est la nuit. De grands yeux ronds appartenant à une tête posée sur un corps étonnamment petit vous dévisagent, tandis qu’une large bouche prognate entre-ouverte s’apprête visiblement à entamer la conversation…

Pas de panique ! Il n’est point question de rencontre du troisième type ici, mais de faire connaissance avec les très expressifs masques kavat. Ces masques sont fabriqués par un groupe de langue papoue connu sous le nom de Baining. Voir plus

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Un substitut, oui mais de quoi ? Les têtes trophées du Golfe de Papouasie

Un substitut de tête trophée à quoi cela correspond ? L’anthropologue suisse Paul Wirz écrit un article à ce sujet mais conclue que le terme peut être difficilement défini.1 Lors de son séjour le long de la côte sud de l’île de Nouvelle-Guinée, il collecte un important corpus de substituts de têtes trophées qui sont le point de départ de réflexion de ses articles. Ce corpus établi sous cette bannière de substituts rassemble cependant des sculptures tout à fait variées. La plupart sont réalisées en bois ou plus rarement en tapa. Ces objets posent la question de la classification et la catégorisation. Comment définir ces objets ? Pourquoi utiliser le terme de substitut de tête trophée s’il est impossible de clairement le définir ? Ces questions prennent sens lorsque l’on place ces substituts de têtes trophées dans un contexte plus large. Voir plus

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Production sous contraintes : la camelote du bagne de Nouvelle-Calédonie

Il est un type d’objets provenant de Nouvelle-Calédonie, que l’on découvre parfois au détour de l’étude d’une collection océanienne, et qui ne manque jamais de nous étonner. Parfois considérée anecdotique et de mauvais goût, la « camelote » du bagne néo-calédonien retient cependant notre attention cette semaine sur CASOAR. Voir plus

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Les « phantomatiques » boucliers de la Wahgi – Troisième partie

Pratique en passe d’appartenir définitivement au passé à la fin des années 19701, la production des grands boucliers de guerre de la Wahgi est un exemple probant de tradition vivante et dynamique. Les changements techniques, sociaux, l’introduction de nouveaux biens de consommations et de nouveaux loisirs eurent des répercutions fortes sur le design des boucliers en tant que moyen de communication et sur les choix esthétiques opérés. Cela ne témoigne pas seulement de l’arrivée de ces nouvelles illustrations dans l’univers visuel de la Wahgi au cours de la seconde moitié du XXème siècle. Voir plus

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Les « phantomatiques » boucliers de la Wahgi – Deuxième partie

Presque cinquante ans après que les guerriers du Mont Hagen ont détruit leurs armes par le feu1, la vallée de la Wahgi, dans les Hautes-Terres orientales de Nouvelle-Guinée, voit le nouvel essor des boucliers de guerre qui avaient quasiment cessé d’être construits ou avaient été saisis par les policiers.2 Nous sommes au milieu des années 1980. La région est le théâtre de violents conflits locaux3 qui encouragent la reprise de la production, avec parfois des changements révélateurs dans leur réalisation : Voir plus

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Les « phantomatiques » boucliers de la Wahgi – Première partie

Etonnant bouclier que celui acquis il y trois ans par le musée des Confluences de Lyon dans le cadre de l’exposition Hugo Pratt – Lignes d’Horizons1 (dont CASOAR à fait une revue ici). Si son iconographie renvoie aux comic books américains, à travers la figure du superhéros The Phantom, la plaque minéralogique fixée à sa base et estampillée « PNG » donne une indication sur sa provenance réelle. Peut-être un œil averti identifiera-t-il sa forme allongée et les liens croisés en son centre, caractéristiques des grands boucliers de guerre de la vallée de la Wahgi.

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