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« Et une fois de plus, Viot repart pour les Tropiques » *

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Cet article a été écrit pour le catalogue de la troisième édition du Bourgogne Tribal Show, 2018.

      « Poète sans maison d’édition ni travail »1, Jacques Viot entre dans la sphère des galeries parisiennes et, plus particulièrement, du milieu surréaliste dans les années 20. Il représente alors des artistes comme Joan Miró. Mais après avoir travaillé pour plusieurs artistes et galeries et à force de dettes, Viot prend la mer pour rejoindre le Pacifique en 1926. De retour à Paris en 1928, Viot recontacte Pierre Loeb – galeriste parisien depuis 1924 – avec qui il avait travaillé avant son départ et lui propose de partir dans les mers du sud à son compte afin de rapporter des objets alors en vogue, notamment chez les surréalistes. Voir plus

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 2)

“[…] Yes, I am there to welcome you … we lament the dead
I wait for the whaikorero to start,
Yes, you acknowledge me, and I you
I wait for the tamariki, they on my paepae
Yes, I cry, for they fill me with pride and hope
I wait for the rhythm of the kapahaka…
Yes, I can dance along … I know your songs
I wait for the smell of the kei to emerge from the ground,
Yes, I will eat with you and you with me
We feed a need to perpetuate the past and the present
And in doing so we bring forth Rongomatane and Papatuanuku
So who invited Tu ?”
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 1)

“I am the house
Feeling the cold… my korowai taken from me
and I shudder in the grip of this sharp wind
Were you not stoking the fires
Keeping me warm
I was holding fort
You holding forth
Is the past too harder a task…I ask
And I wait as I do… …as I have… …as I will
As you come in your hundreds, thousands
Year after year we have shared the air
Embraced by the uri of Nga Hau e wha
I wait for the karanga to take you to the sky […]”
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds Voir plus

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Histoire d’une découverte : Le siège de prestige des îles Australes collecté en 1822 par George Bennet

        Le 13 août 1769, au cours de son premier voyage dans le Pacifique, le Capitaine Cook découvrit l’Île de Rurutu (qu’il connaissait sous le nom d’Oheteroa), située au sud de Tahiti, aux latitudes 22°25’S ; 151°20’W. Un canot de l’Endeavour approcha du rivage mais le récif et les courants l’empêchèrent d’accoster. Cook ne pouvait imaginer que cette petite île, simple tache dans l’immensité de l’océan Pacifique, deviendrait un des locus classicus de l’art Océanien – l’île d’origine de la célèbre statue A’a aujourd’hui exposée au British Museum, mais aussi du magnifique siège cheffal (no’oanga) présenté ici. Voir plus

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La sculpture de Mangareva : entre vestiges ethnographiques et témoins de la missionnarisation

      Cette semaine, à la loupe du CASOAR, la sculpture d’un archipel entre Tahiti au nord-ouest, les îles Marquises au nord-est, Rapa Nui à l’est et Pitcairn au sud-est, les îles Gambier et son île principale Mangareva. Issues de cette dernière, sont conservées huit figures anthropomorphes (une représentant Tu, six Rongo et une Rao), deux bâtons fourchus appelés eketea et deux supports d’offrandes.  Voir plus

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Rompre avec la colonialité : voir et entre-voir

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« Je ne suis pas une fa’afafine, je ne suis pas gay, je ne suis pas transgenre, je suis juste un être humain et je suis ici pour secouer ».1

        Voici les mots de Tuisina Ymania Brown lors d’une table-ronde intitulée « Fa’afafine vers la décolonisation ». Elle se réfère ici au désir occidental de catégoriser les être humains et les identités. Face à cette volonté occidentale, nous allons cette semaine aborder une série de photographies de l’artiste Yuki Kihara. La série Fa’afafine. In the Manner of Women comprenant trois autoportraits est réalisée avec la collaboration du photographe Sean Coyle. Mais qui est Yuki Kihara ? Voir plus

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La bascule des montagnes

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Cet article a été écrit pour le catalogue de la troisième édition du Bourgogne Tribal Show, 2018.

    C’est en 1926, qu’un jeune australien, Michael Leahy, 24 ans, débarque pour la première fois en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il est attiré, comme de nombreux autres, par l’or facile de la mine d’Edie Creek. Loin d’être un El Dorado, l’île est alors un poids pour l’administration australienne des années 1920 qui vient d’hériter de ces terres allemandes suite au traité de Versailles. Le climat chaud et humide de la Nouvelle-Guinée et la prétendue pauvreté de son sol dissuade le gouvernement d’investir dans ce nouveau territoire sous-tutelle dont la seule richesse semble être sa population, devenue une main d’œuvre bon marché pour les planteurs et les mineurs coloniaux. Voir plus

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Du fusil à la caméra : la photographie en contexte colonial

        Cette semaine, CASOAR s’intéresse au statut de la photographie en contexte colonial. Il s’agit de comprendre toutes les implications que recouvrent le fait de réaliser des images des territoires et des populations colonisés. Pour questionner les liens entre contexte colonial et photographie, nous nous pencherons sur le cas de la Nouvelle-Guinée. Voir plus