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Sacrifice, guerre et meurtre : objets de mort en Polynésie (Partie 2)

Cet article est la suite de Sacrifice, guerre et meurtre : objets de mort en Polynésie  (Partie 1) que vous pouvez retrouver ici.

Diversité des Armes : Forme, matériau et ornementation

« Les types d’armes diffèrent d’un archipel à l’autre, cependant d’après les exemples qui nous sont parvenus, il semblerait que les armes étaient principalement individuelles et destinées au combat au corps à corps. Les armes défensives comme le bouclier étaient absentes, et seules les frondes permettaient un combat à distance qui précédait généralement le corps à corps. »
Millaud Hiriata, dir., 2001. Les collections du Musée de Tahiti et des îles. Tahiti, p. 78. Voir plus

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Sacrifice, guerre et meurtre : objets de mort en Polynésie (Partie 1)

« Le déroulement des combats en Polynésie n’a pas toujours été bien observé. Cependant, J.Morrison qui assista en 1790 à des déclarations de guerre à Tahiti, rapporta que les chefs et les prêtres se retrouvaient à la limite des districts, en général une rivière, et criaient ‘ua afa te vai !’ ‘le cours d’eau est divisé en deux !’, tout en lançant une pierre avec une fronde au-dessus de la tête des ennemis. Puis les protagonistes criaient chacun leur tour ‘Ia ora i te atua ! Te tama’i ra !’ ‘Vive les dieux ! faisons la guerre !’, puis rentraient et organisaient une cérémonie guerrière, durant laquelle ils sacrifiaient un cochon ou parfois un être humain. »1 Voir plus

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Votre Mission, si toutefois vous l’acceptez…

         Robe mission, robe kanak, robe popinée. Divers noms désignent cette même tenue, la robe portée depuis plus de 150 ans par une grande partie des femmes calédoniennes : c’est d’elle dont nous allons parler sur CASOAR aujourd’hui. Patrick O’Reilly et Jean Poirierécrivent en 1953 une remarque qui frappe par son actualité : «elles mettent des notes très colorées dans la foule calédonienne ». Voir plus

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T’a(s)pa(s) vu mon tapa ?

        Nous ne vous l’avions pas encore réellement présenté sur CASOAR, il est donc temps aujourd’hui de parler tapa ! Cette étoffe d’écorce est connue dans les îles de Mélanésie, de Polynésie et de Micronésie où elle occupait bien souvent une place majeure dans la vie quotidienne (vêtement, cloison dans les habitations…), dans les échanges, les rituels, etc. Le terme « tapa » est aujourd’hui utilisé pour désigner toutes les étoffes d’écorce du Pacifique, mais l’origine du mot est incertaine…  Voir plus

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Un bambou pour un récit – histoires végétales

     Autrefois assimilés à des bâtons de chef ou de voyageur, plus récemment comparés à des journaux ou encore des bandes dessinées1, les bambous kanak sont des objets tout à fait étonnants qui ont beaucoup intrigué ceux qui ont bien voulu s’y intéresser. En effet, la culture kanak a privilégié la gravure sur bambou pour exprimer les hauts faits de la société, les évènements de la vie quotidienne et rituelle du village mais aussi la rencontre et la promiscuité avec le monde blanc à partir de 1853.  Voir plus

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La maison venue de l’Océan : petite histoire des Bai de Palau

     Quelque part dans le Pacifique, entre les Philippines et la Papouasie, un homme nage dans les profondeurs de l’océan. Il s’aventure si loin sous les eaux qu’il assiste bientôt à un étrange spectacle… Sous ses yeux, les dieux réunis construisent une immense et majestueuse demeure. Après avoir minutieusement observé la scène, l’homme, remonté à la surface, raconte à son village l’incroyable vision subaquatique. Le village s’empresse alors de construire une bâtisse similaire à celle aperçue sous les flots… Voir plus

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Rambaramp, les effigies funéraires du Vanuatu

       Les effigies funéraires du Vanuatu ou rambaramp sont des habituées des collections et des vitrines de musées. De très nombreuses institutions et personnes privées conservent à travers le monde ces « objets » pourtant majoritairement originaires de la partie sud d’une seule île de l’archipel du Vanuatu, en Mélanésie ; l’île de Malekula. Si les guillemets sont de mise pour les qualifier d’objets, c’est que sa nature et sa fonction sont tout à fait particulières, comme cet article tentera d’en faire la démonstration. Voir plus

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Les dieux-bâtons Cook : représentation d’une généalogie ?

     Les îles Cook se situent dans l’océan Pacifique, plus précisément en Polynésie centrale. L’archipel se compose de deux groupes d’îles, les îles du nord et les îles du sud, ces dernières étant les plus connues pour les historiens d’art. L’île de Rarotonga, qui fait partie des îles du sud, est probablement la plus connue de tout l’archipel. Bien que le navigateur et cartographe von Krusenstern ait donné le nom du Capitaine Cook à l’archipel en 1824, le célèbre navigateur n’a en réalité séjourné que quelques semaines dans les Îles qui portent son nom.1 La typologie d’objet qui nous intéresse aujourd’hui, les dieux-bâtons, proviennent précisément de l’île de Rarotonga. Voir plus