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À la poursuite d’Hugo Pratt : J’avais un rendez-vous

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L’achat de J’avais un rendez-vous, déniché par hasard au détour de l’excellente librairie Flagey de bandes dessinées à Bruxelles, a été l’affaire d’une seconde seulement. Bien que n’ayant pas encore lu la série Corto Maltese (j’ai bien conscience qu’il s’agit d’une aberration, c’est comme si une amatrice de cinéma n’avait jamais vu un seul film de Quentin Tarantino), la qualité des aquarelles de la couverture me laissait présager de très belles surprises à l’intérieur, et, peut-être, la promesse du coup de pied nécessaire pour me décider à lire les aventures d’un des plus célèbres marins du neuvième art. Voir plus

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« Primitif », « primitivisme » : qui, quand, pourquoi ?

Le « primitivisme » n’est pas un mouvement artistique unifié, ni même toujours conscient ou revendiqué. Il s’agit d’une tendance ayant fait l’objet d’une interprétation ultérieure par l’histoire de l’art. Le « primitivisme » renvoie à un ensemble de pratiques et d’attitudes d’artistes occidentaux vis-à-vis à la fois du passé occidental – découvertes archéologiques, folklore lorsqu’il est perçu comme une survivance – et également des populations lointaines, considérées selon un angle évolutionniste comme relevant de stades antérieurs de l’évolution – les Amériques, l’Océanie et l’Afrique. Voir plus

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Laplap et nalot, héritages culinaires du Vanuatu

Laplap : ces deux syllabes, dont la sonorité est familière à tous les ni-Vanuatu, sont synonymes de convivialité et désignent un plat à partager consommé très couramment encore aujourd’hui et depuis plusieurs siècles dans l’archipel.
Une multitude d’objets, communs ou de prestige, était et est parfois encore impliquée dans la préparation, la présentation et la consommation de ce plat, qui est volontiers désigné par ses créateurs comme le plat national du Vanuatu. Voir plus

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Va’a, une saison aux Tuamotu

           Va’a, Une saison aux Tuamotu, est un roman graphique de 159 pages paru en 2014 aux éditions Futuropolis. Ses deux auteurs, Benjamin Flao et Troubs, portent à travers un dessin somptueux et une écriture profondément poétique la noble ambition de réhabiliter l’usage de la pirogue (va’a en samoan, hawaïen et tahitien, whaka en maori ou wa en Micronésie) dans l’archipel des Tuamotu grâce au projet Va’a Motu. Voir plus

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Les « Hommes de boue » Asaro des Hautes-Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée

     Les masques sont suffisamment rares dans la région centrale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, bien connue sous le nom de Hautes-Terres, pour que les quelques groupes qui en produisent soient remarqués. Les habitants de la région du fleuve Asaro, près de Goroka, n’y font pas exception et bénéficièrent même d’une attention du grand public rarement égalée par d’autres sociétés de Mélanésie, et même, osons le dire, d’un véritable feu des projecteurs – au point d’être sponsorisés par de puissantes firmes internationales. Pourquoi donc ? Voir plus

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Les Talipun de Papouasie-Nouvelle-Guinée

          Les talipun font partie des monnaies traditionnelles les plus célèbres d’Océanie. Ces objets hétéroclites et insolites, qui étaient fabriqués en Papouasie Nouvelle-Guinée, sont composés d’une coquille partiellement ajourée du gastéropode turbo, connu sous le nom commun de ruban vert et sous le nom scientifique de turbo marmoratus. Une autre partie,  présentant  une  figure tressée en fibres – ou plus rarement, sculptée dans du bois –, est rehaussée de pigments et bordée de plumes du grand oiseau endémique de Papouasie-Nouvelle-Guinée, que vous connaissez désormais bien sous le nom de casoar.
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Le regard malagan

     La Nouvelle-Irlande est riche de nombreuses traditions sculptées. L’une d’entre elles, appelée malagan, a particulièrement marqué les esprits avant nous et continue de nous frapper encore aujourd’hui. L’éventail d’œuvres (sculptures, masques, éléments tressés, crânes surmodelés) au sein de cette tradition est vaste. Les mieux connues, car particulièrement impressionnantes, sont certainement de spectaculaires effigies en bois sculpté et peint où s’imbriquent et se côtoient formes humaines, animales ou végétales terrestres et marines. Voir plus

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La Tortue rouge

       Un homme échoué sur une île pas tout à fait déserte, et qui doit apprendre à survivre dans une nature qu’il ne maîtrise pas ? Non, il ne s’agit pas de La Vie et les aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé, ni de Vendredi ou les Limbes du Pacifique, mais de l’un des chefs-d’œuvre du cinéma d’animation de ces dernières années : La Tortue rouge. Voir plus