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Tā Moko : l’art du marquage Māori s’expose à Canberra

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Je souhaite remercier Crispin Howarth pour le temps qu’il a pris pour répondre à ces questions et sa volonté à toujours partager ses connaissances.

Conservateur des collections Océanie depuis 2007 à la National Gallery of Australia, Crispin Howarth a été commissaire de nombreuses expositions tout au long de ces douze dernières années. Crispin Howarth est né sur la péninsule de Wirral au Royaume Uni, l’endroit même où son intérêt pour les arts et cultures du Pacifique a grandi : visites du Liverpool Museum (aujourd’hui World Museum) mais aussi de galeries d’antiquaires qui ont pris le temps de partager leurs connaissances sur des objets du Tibet, d’Afrique, de Polynésie ou encore d’Australie. Crispin Howarth déménage plus tard en Australie afin de se rapprocher de sa région de prédilection, la Mélanésie. Māori Markings : Tā Moko est la cinquième exposition qu’il réalise pour la National Gallery. Elle a ouvert le 23 mars et sera ouverte jusqu’au 25 août 2019.  Voir plus

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Le malangan : entre agent et patient

        En 1998, Art and Agency, la théorie sur laquelle Alfred Gell avait travaillé toute sa vie, est publiée un an après la mort de son auteur. Cette théorie allait devenir une des plus marquantes dans le champ de l’anthropologie et de la culture matérielle.
Le concept développé par Gell consistait à « [classifier] toutes les entités du monde entre celles qui « comptent » comme agents et celles qui ne comptent pas ».1 Qu’entendait-il par le terme « agent » ? Voir plus

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Oceania : la Royal Academy explore le Pacifique

   Jeudi 27 septembre 2018, 10h00. J’arrive à la Royal Academy pour une journée de symposium autour de l’exposition Oceania qui se déroule du 29 septembre au 10 décembre 2018 à Londres. Cette journée est l’occasion de ma première visite de l’exposition événement, mais pas la seule. J’y suis retournée le dimanche 14 octobre afin de la redécouvrir, accompagnée de mes fidèles collègues et amis de CASOAR. Voir plus

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Ballade entre les bulles d’Hugo Pratt

« Je suis l’océan Pacifique et je suis le plus grand de tous les océans. On m’appelle ainsi depuis très longtemps, mais ce n’est pas vrai que je suis toujours pacifique. Je me fâche parfois, et alors je donne une raclée à tous et à tout. Là, par exemple je viens de me calmer après un gros coup de sang. Mais hier, j’ai sans doute balayé trois ou quatre îles et autant de coquilles de noix que les hommes appellent bateaux… celle-ci… oui, celle que vous voyez ici, je ne sais pas comment elle a pu s’en sortir. C’est peut-être parce que le capitaine Raspoutine connaît son métier et que ses marins viennent des îles Fidji. Ou bien parce qu’ils ont fait un pacte avec le diable. Mais cela n’a pas d’importance. Aujourd’hui c’est « Tarowean », le jour des surprise, jour de tous les saints, le 1erNovembre 1913. »1 Voir plus

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La faute à Christophe Colomb

« Je ne puis garantir qu’on n’en fera pas d’autres découvertes à l’avenir, car bien des gens plus qualifiés que nous se sont trompés à propos de celle-ci. J’ai peur que nous ayons les yeux plus grands que le ventre, et plus de curiosité que nous n’avons de capacité. Nous embrassons tout, mais nous n’étreignons que du vent. »1 Voir plus

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L’Inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé se retrouve au musée Anne de Beaujeu à Moulins

L’IPKD qu’est-ce que c’est ?

      Dans les années 1980 naît l’idée de créer un Inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé. Ce projet verra vraiment le jour en 2011 grâce à un accord entre La Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. « Son objectif principal est de réaliser un inventaire raisonné des œuvres du patrimoine kanak détenues dans les musées métropolitains et étrangers. »1 Voir plus

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Christie’s n’a pas vendu que le Salvator Mundi en 2017

      Pour la maison de vente Christie’s, l’année 2017 a été celle de tous les records. 383 millions d’euros : c’est le prix de vente du Salvator Mundi de Léonard de Vinci acquis par des investisseurs pour le Musée du Louvre Abu Dhabi, qui est devenu le 15 novembre 2017, la peinture la plus chère au monde. Mais le chiffre qui va nous intéresser particulièrement aujourd’hui est, bien que beaucoup moins important, le record de sa discipline : 6 345 000 euros. C’est le prix d’achat d’une sculpture hawaïenne vendue le 21 novembre lors de la vente Vérité qui regroupait des objets des arts d’Afrique, des Amériques et d’Océanie. Voir plus