1 Commentaire

L’affaire des têtes māori – Restes humains et restitutions dans les musées en France

       L’histoire remonte en 2006 au muséum de Rouen (lire à ce sujet Ethique, durable et responsable, le Muséum de Rouen de Marion Bertin). Alors que l’établissement est fermé au public depuis presque dix ans pour chantier de réaménagement, la nouvelle équipe qui accompagne la réouverture actualise les inventaires et remet, parmi les 800 000 spécimens du muséum, une tête māori (ou toi moko) au goût du jour. Voir plus

0 Commentaire

Bouleversements environnementaux et changement climatique dans les arts contemporains océaniens

*Switch language to english for english version of the article*

       Dans l’article de la semaine dernière, CASOAR vous a présenté l’exposition de photographie contemporaine À toi appartient le regard (…) et la liaison infinie entre les choses (musée du quai Branly – Jacques Chirac). Mention fut faite de plusieurs artistes évoquant la question des changements environnementaux, liés à la pollution et au réchauffement climatique. Arrêtons nous aujourd’hui sur quelques œuvres d’art contemporain océanien évoquant elles aussi ces thématiques. Voir plus

0 Commentaire

Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 2)

“[…] Yes, I am there to welcome you … we lament the dead
I wait for the whaikorero to start,
Yes, you acknowledge me, and I you
I wait for the tamariki, they on my paepae
Yes, I cry, for they fill me with pride and hope
I wait for the rhythm of the kapahaka…
Yes, I can dance along … I know your songs
I wait for the smell of the kei to emerge from the ground,
Yes, I will eat with you and you with me
We feed a need to perpetuate the past and the present
And in doing so we bring forth Rongomatane and Papatuanuku
So who invited Tu ?”
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds

Voir plus

0 Commentaire

Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 1)

“I am the house
Feeling the cold… my korowai taken from me
and I shudder in the grip of this sharp wind
Were you not stoking the fires
Keeping me warm
I was holding fort
You holding forth
Is the past too harder a task…I ask
And I wait as I do… …as I have… …as I will
As you come in your hundreds, thousands
Year after year we have shared the air
Embraced by the uri of Nga Hau e wha
I wait for the karanga to take you to the sky […]”
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds Voir plus

0 Commentaire

À la Poursuite de Ricky Baker : une comédie aux racines de la culture néo-zélandaise

       En 2016, alors que le Disney Vaiana, la Légende du Bout du Monde culminait au box-office français, sortait plus discrètement À La Poursuite de Ricky Baker1 , du réalisateur néo-zélandais alors peu connu Taika Waititi. Si le nouveau-né du géant américain a le mérite de transcrire l’attachement à la mer des Polynésiens, la comédie déjantée de Taika Waititi ancre son récit dans les terres, au cœur de la forêt primaire néo-zélandaise. Cette pépite, librement adaptée du roman de Barry Crump, Wild Pork and Watercress paru en 1985 lançait la carrière de son réalisateur à l’international, et se hissait parmi les références du cinéma néo-zélandais. Avec son ton doux-amer, cette comédie déjantée nous ramène aux racines de la culture Māori et questionne tout en subtilité les inégalités qui marquent l’archipel. Voir plus

0 Commentaire

Existe-t-il une créature répondant au nom de « culture traditionnelle » ? *

* Switch language to english for english version of the article *

         Ainsi que l’explique Sean Mallon dans son désormais célèbre article Against Tradition (Contre la Tradition) (2010), l’histoire a commencé avec l’écrivain samoan Albert Wendt. Wendt a commencé la discussion autour du mot « tradition » et de son usage dans les années 1970. Mais le débat à proprement parler a vraiment pris de l’ampleur dans les années 90 lorsque Wendt était membre du Comité Consultatif Pacifique pour la création du musée Te Papa Tongarewa, Wellington, Nouvelle-Zélande. Wendt fait alors une demande très simple : il demande l’abandon du terme « art traditionnel »1 dans le musée à venir. Mais pourquoi ?

Voir plus

0 Commentaire

Rompre avec la colonialité : voir et entre-voir

* Switch language to english for english version of the article *

« Je ne suis pas une fa’afafine, je ne suis pas gay, je ne suis pas transgenre, je suis juste un être humain et je suis ici pour secouer ».1

        Voici les mots de Tuisina Ymania Brown lors d’une table-ronde intitulée « Fa’afafine vers la décolonisation ». Elle se réfère ici au désir occidental de catégoriser les être humains et les identités. Face à cette volonté occidentale, nous allons cette semaine aborder une série de photographies de l’artiste Yuki Kihara. La série Fa’afafine. In the Manner of Women comprenant trois autoportraits est réalisée avec la collaboration du photographe Sean Coyle. Mais qui est Yuki Kihara ? Voir plus

0 Commentaire

Waka huia : de fascinantes boîtes à plumes maories

       Parmi les nombreux objets collectés en Nouvelle-Zélande par le capitaine Cook lors de ses trois voyages1 au XVIIIe siècle se trouvent plusieurs fascinantes boîtes à plumes, ou waka huia, qui ont tôt fait d’attiser la curiosité des Européens. Si ces boîtes sont très bien représentées dans les institutions et galeries européennes, ce n’est rien comparé à la place qu’elles occupent dans les musées néo-zélandais. A Wellington, le musée Te Papa Tongarewa en compte à lui seul plus d’une centaine dans ses collections, soulignant de fait l’importance de ces objets pour les Maoris. Retour sur l’étymologie de ces  boîtes  à plumes maories. Voir plus

0 Commentaire

George Nuku : Message in a Bottle

 

Fin du XVème siècle :
Les Occidentaux « découvrent » l’Amérique. Ce Nouveau Monde devient celui de tous les fantasmes. Les récits des marins et autres chanceux partis à sa rencontre alimentent un nouvel imaginaire. Celui-ci décrit un monde riche et fertile. Mais il est aussi peuplé d’individus dont on questionne l’humanité et d’étranges chimères aux yeux du Vieux Monde. 

Voir plus

1 Commentaire

The Pā Boys

Aujourd’hui, parlons cinéma !

     La société des Océanistes a récemment eu l’excellente idée, dans le cadre des différentes manifestations au musée du quai Branly – Jacques Chirac autour de la très belle exposition Océanie, de diffuser le film The Pā Boys dans la salle de cinéma du musée. La projection était accompagnée par une intervention du réalisateur, Himiona Grace. Voir plus