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John Bevan Ford : donner à voir un univers maori

Une harmonie de traits colorés, des entrelacs de lignes qui forment des paysages montagneux, esquissent des silhouettes stylisées, dessinent des pirogues voguant sur la mer, composent de grandes capes qui se déploient dans le ciel. Les œuvres peintes de l’artiste maori John Bevan Ford se reconnaissent au premier coup d’œil. Quiétude et harmonie y règnent et les nombreux symboles qui les composent attisent la curiosité. Dans cet article, CASOAR vous propose quelques clés de lecture pour les découvrir. Voir plus

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He Tautoko : créer une relation avec un objet ancien, par Lisa Reihana

Depuis les années 1980, les musées européens conservant des objets océaniens dans leurs collections ont entrepris de nombreux projets pour réviser les modalités d’exposition et de gestion de ces objets. Inviter des artistes contemporains océanienn·e·s en résidence pour proposer une nouvelle lecture des collections anciennes fait partie des modalités développées. Ces initiatives sont aussi un moyen de donner plus de visibilité à ces artistes, encore largement méconnu·e·s et peu exposé·e·s dans les institutions en Europe. Un projet majeur à ce sujet est Pasifika Styles, organisé au musée d’archéologie et d’anthropologie de Cambridge (au Royaume-Uni) entre mai 2006 et février 2008. Lisa Reihana, une artiste membre et fondatrice du collectif Pacific Sisters dont nous avions déjà parlé dans des précédents articles à propos des Pacific Sisters et de son œuvre In Pursuit of Venus [infected], y réalise pour l’occasion l’œuvre He tautoko, sur laquelle CASOAR s’attarde aujourd’hui.

Lisa Reihana, He Tautoko, 2006, Cambridge University Museum of Archeology and Anthropology.
© Lisa Reihana, photographie de Clémentine Débrosse

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Le voyage autour du monde de George Nuku fait escale à Rochefort

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Je suis venu en France avec l’intention de poursuivre l’histoire.
D’une certaine manière, je sors littéralement des lithographies.
Je sors de l’image et je répète l’histoire ici à Rochefort.
Cependant, la différence est que maintenant le contexte a changé parce que tout cela fait partie de l’Histoire. Donc c’est au musée que le contexte se poursuit.1

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Ka Mate ! le haka superstar

Si je vous dis haka, à quoi songez-vous ? Ce sont sans doute les All Blacks, membres de l’équipe nationale de rugby à XV de Nouvelle-Zélande qui surgissent dans votre esprit. Et pour cause, les sportifs ont largement contribué à populariser le haka avec leur célèbre Ka Mate !, une danse guerrière réalisée depuis 1987 à chaque début de match.1

Mais que sait-on réellement du haka ? Cette semaine, CASOAR vous embarque pour la Nouvelle-Zélande à la découverte de cette célèbre pratique. 

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The Whale Rider, un récit initiatique au cœur de la tradition maorie

« La première fois que j’ai vu Moby Dick […], j’étais déçu de la manière dont la grande baleine blanche était présentée comme démoniaque : en réalité, elle essayait juste de se sauver du capitaine Ahab ».1

Nous ne vous parlerons pas de Moby Dick aujourd’hui, mais de l’œuvre de Witi Ihimaera, auteur maori du livre The Whale Rider, traduit en français par « Kahu, fille des baleines » publié initialement en 1987. L’œuvre a été adaptée pour le grand écran en 2002, dans un long-métrage réalisé par Niki Caro2 et produit par South Pacific Pictures. Le livre et le film prennent place principalement à Whangara, une petite communauté maorie près de Gisborne, sur la côte est de l’île Nord de Aotearoa (Nouvelle-Zélande), au sein de laquelle l’auteur a grandi.

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L’affaire des têtes māori – Restes humains et restitutions des musées en France

       L’histoire remonte en 2006 au muséum de Rouen (lire à ce sujet Ethique, durable et responsable, le Muséum de Rouen de Marion Bertin). Alors que l’établissement est fermé au public depuis presque dix ans pour chantier de réaménagement, la nouvelle équipe qui accompagne la réouverture actualise les inventaires et remet, parmi les 800 000 spécimens du muséum, une tête māori (ou toi moko) au goût du jour. Voir plus

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Bouleversements environnementaux et changement climatique dans les arts contemporains océaniens

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       Dans l’article de la semaine dernière, CASOAR vous a présenté l’exposition de photographie contemporaine À toi appartient le regard (…) et la liaison infinie entre les choses (musée du quai Branly – Jacques Chirac). Mention fut faite de plusieurs artistes évoquant la question des changements environnementaux, liés à la pollution et au réchauffement climatique. Arrêtons nous aujourd’hui sur quelques œuvres d’art contemporain océanien évoquant elles aussi ces thématiques. Voir plus

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 2)

« […] Yes, I am there to welcome you … we lament the dead
I wait for the whaikorero to start,
Yes, you acknowledge me, and I you
I wait for the tamariki, they on my paepae
Yes, I cry, for they fill me with pride and hope
I wait for the rhythm of the kapahaka…
Yes, I can dance along … I know your songs
I wait for the smell of the kei to emerge from the ground,
Yes, I will eat with you and you with me
We feed a need to perpetuate the past and the present
And in doing so we bring forth Rongomatane and Papatuanuku
So who invited Tu ? »
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 1)

« I am the house
Feeling the cold… my korowai taken from me
and I shudder in the grip of this sharp wind
Were you not stoking the fires
Keeping me warm
I was holding fort
You holding forth
Is the past too harder a task…I ask
And I wait as I do… …as I have… …as I will
As you come in your hundreds, thousands
Year after year we have shared the air
Embraced by the uri of Nga Hau e wha
I wait for the karanga to take you to the sky […] »
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds

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À la Poursuite de Ricky Baker : une comédie aux racines de la culture néo-zélandaise

       En 2016, alors que le Disney Vaiana, la Légende du Bout du Monde culminait au box-office français, sortait plus discrètement À La Poursuite de Ricky Baker1 , du réalisateur néo-zélandais alors peu connu Taika Waititi. Si le nouveau-né du géant américain a le mérite de transcrire l’attachement à la mer des Polynésiens, la comédie déjantée de Taika Waititi ancre son récit dans les terres, au cœur de la forêt primaire néo-zélandaise. Cette pépite, librement adaptée du roman de Barry Crump, Wild Pork and Watercress paru en 1985 lançait la carrière de son réalisateur à l’international, et se hissait parmi les références du cinéma néo-zélandais. Avec son ton doux-amer, cette comédie déjantée nous ramène aux racines de la culture Māori et questionne tout en subtilité les inégalités qui marquent l’archipel. Voir plus