Polynésie

comment 1

Pause littéraire océanienne – Un premier aperçu

Les premiers voyageurs, missionnaires et colons occidentaux ont fait de l’absence d’écriture en Océanie un prétexte pour désigner ces sociétés du Pacifique comme des cultures privées d’Histoire(s). Ce biais occidental niait l’importance pourtant considérable de l’oralité et de la mémoire, de la récitation de mythes et de généalogies, ce qui permettait aux populations océaniennes de créer des repères temporels et de façonner des récits. Dans le même temps, les textes rédigés par les Occidentaux à propos du Pacifique ont construit une vision et un imaginaire stéréotypés de ces îles et de leurs habitant·e·s (à ce sujet, voir par exemple l’article de Clémentine Débrosse sur Segalen)1.

Read More

comment 0

Ka Mate ! le haka superstar

Si je vous dis haka, à quoi songez-vous ? Ce sont sans doute les All Blacks, membres de l’équipe nationale de rugby à XV de Nouvelle-Zélande qui surgissent dans votre esprit. Et pour cause, les sportifs ont largement contribué à populariser le haka avec leur célèbre Ka Mate !, une danse guerrière réalisée depuis 1987 à chaque début de match.1

Mais que sait-on réellement du haka ? Cette semaine, CASOAR vous embarque pour la Nouvelle-Zélande à la découverte de cette célèbre pratique. 

Read More

comment 0

Va’a, une saison aux Tuamotu

           Va’a, Une saison aux Tuamotu, est un roman graphique de 159 pages paru en 2014 aux éditions Futuropolis. Ses deux auteurs, Benjamin Flao et Troubs, portent à travers un dessin somptueux et une écriture profondément poétique la noble ambition de réhabiliter l’usage de la pirogue (va’a en samoan, hawaïen et tahitien, whaka en maori ou wa en Micronésie) dans l’archipel des Tuamotu grâce au projet Va’a Motu. Read More

comment 1

De la grotte d’Ouvéa au musée du Quai Branly : l’étrange cas du docteur Jacques et de Mister Chirac, partie 2

       Nous vous avions laissé la semaine dernière en nous arrêtant au milieu des années 1990 sur ce maire de Paris s’improvisant guide de musées, venant de révéler au grand public une passion pour l’art extra-européen portée en lui depuis ses plus jeunes années, une passion qui contrastait fortement avec sa politique en Outre-Mer. Ces deux aspects opposés d’un même personnage allaient prendre encore une toute autre ampleur dans la deuxième moitié des années 1990.

Read More

comment 0

Matérialisation et représentation du « divin » en Polynésie (Partie 2)

Cet article fait suite à Matérialisation et représentation du « divin » en Polynésie (Partie 1) que vous pouvez retrouver here.

Un « divin » construit entre terre et mer

      En Polynésie, cette zone géographique complexe et immense, les peuples partagent donc non seulement une histoire commune mais aussi des croyances qui se reflètent d’une île à l’autre et qui semblent provenir de la même origine. Pour mieux comprendre comment les polynésiens représentent mais surtout matérialisent ce ‘divin’ nous allons aujourd’hui nous pencher sur l’origine de ces objets que l’on considère comme des divinités. Read More

comment 0

Matérialisation et représentation du « divin » en Polynésie (Partie 1)

       « Mais bien que le peuple supposât que (les dieux) fussent des êtres spirituels, il en fabriquait néanmoins des images, en représentant leurs formes et les emblèmes de leur caractère, comme des véhicules ou des instruments à travers lesquels leurs messages pouvaient être transmis au dieu et celui-ci leur répondre. Les idoles étaient soit des pièces à peine dégrossies de bois d’aito ou arbre de casuarina, enroulées dans de nombreuses épaisseurs de tissu sacré, soit des images de bois grossièrement sculptées, soit des morceaux informes couverts de cordelettes curieusement nattées de bourre de coco finement tressées et ornées de plumes rouges (…) Ils pensaient que le dieu entrait en celles-ci à différentes saisons ou en réponse aux prières des prêtres. Pendant cette habitation des dieux, ils s’imaginaient que les images elles-mêmes devenaient toutes-puissantes. Mais dès que l’esprit était parti, bien qu’elles restent parmi les choses les plus sacrées, elles perdaient tout leur pouvoir surnaturel ».
Ellis, 1972, p. 213. Read More

comments 2

Sacrifice, guerre et meurtre : objets de mort en Polynésie (Partie 3)

      Cet article fait suite à Sacrifice, guerre et meurtre : objets de mort en Polynésie parties 1 et 2 que vous pouvez retrouver here here.

« Les récits nous ont rapporté que si les affrontements avaient une grande part de parade et peut-être même un aspect quasi-théâtral, ils avaient comme toutes les guerres, leur part de violence et d’horreur. Malgré cela, et peut-être davantage encore que pour l’ensemble de leurs biens, les Polynésiens ont apportés un tel niveau de raffinement à la fabrication de leurs armes, que l’on peut les considérer comme de véritables œuvres d’art ».1 Read More

comment 1

Sacrifice, guerre et meurtre : objets de mort en Polynésie (Partie 2)

Cet article est la suite de Sacrifice, guerre et meurtre : objets de mort en Polynésie  (Partie 1) que vous pouvez retrouver here.

Diversité des Armes : Forme, matériau et ornementation

« Les types d’armes diffèrent d’un archipel à l’autre, cependant d’après les exemples qui nous sont parvenus, il semblerait que les armes étaient principalement individuelles et destinées au combat au corps à corps. Les armes défensives comme le bouclier étaient absentes, et seules les frondes permettaient un combat à distance qui précédait généralement le corps à corps. »
Millaud Hiriata, dir., 2001. Les collections du Musée de Tahiti et des îles. Tahiti, p. 78. Read More