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Le voyage autour du monde de George Nuku fait escale à Rochefort

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Je suis venu en France avec l’intention de poursuivre l’histoire.
D’une certaine manière, je sors littéralement des lithographies.
Je sors de l’image et je répète l’histoire ici à Rochefort.
Cependant, la différence est que maintenant le contexte a changé parce que tout cela fait partie de l’Histoire. Donc c’est au musée que le contexte se poursuit.1

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La collection Marc Ladreit de Lacharrière au musée du quai Branly–Jacques Chirac : une nouvelle galerie autour du regard d’un collectionneur

Le 19 mai dernier, les musées ont enfin rouvert leurs portes en France après presque six mois de fermeture. Les membres de CASOAR n’ont pu s’empêcher de retourner dans leurs institutions préférées, dont le musée du quai Branly–Jacques Chirac (MQB-JC) qui inaugure une nouvelle galerie d’exposition permanente consacrée à la donation de Marc Ladreit de Lacharrière que nous vous proposons de visiter aujourd’hui. Voir plus

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Production sous contraintes : la camelote du bagne de Nouvelle-Calédonie

Il est un type d’objets provenant de Nouvelle-Calédonie, que l’on découvre parfois au détour de l’étude d’une collection océanienne, et qui ne manque jamais de nous étonner. Parfois considérée anecdotique et de mauvais goût, la « camelote » du bagne néo-calédonien retient cependant notre attention cette semaine sur CASOAR. Voir plus

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Helena Rubinstein, la beauté comme art de vivre

Unanimement connue pour sa carrière dans la cosmétique, Helena Rubinstein (1872-1965) l’est aussi pour l’importante collection qu’elle réunit tout au long de sa vie dans plusieurs domaines artistiques. Née Chaja Rubinstein à Cracovie, elle change de nom pour Helena Juliet Rubinstein en 1896 et se rajeunit de dix ans. Quittant la Pologne, elle part en Australie où elle ouvre son premier institut de beauté à Melbourne en 1902, Voir plus

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L’affaire des têtes māori – Restes humains et restitutions dans les musées en France

       L’histoire remonte en 2006 au muséum de Rouen (lire à ce sujet Ethique, durable et responsable, le Muséum de Rouen de Marion Bertin). Alors que l’établissement est fermé au public depuis presque dix ans pour chantier de réaménagement, la nouvelle équipe qui accompagne la réouverture actualise les inventaires et remet, parmi les 800 000 spécimens du muséum, une tête māori (ou toi moko) au goût du jour. Voir plus

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Exotic ?

“Exotisme, qu’est-ce que ce mot peut bien signifier pour une conscience, un intellect, un esprit, une âme à notre époque, c’est à dire en 2020 dans une région du monde totalement confinée par la présence d’un agent étranger du nom de Covid 19, ce qui pourrait être présenté comme un agent exotique,  quelque chose qui vient d’ailleurs, qui ne nous ressemble pas, mais malheureusement cet agent exotique semble bien décidé à nous faire entendre autre chose, une nouvelle version de l’exotisme, sur nos rapports humains et voire même sur ce que l’Occident et l’Europe en particulier ont toujours eu comme rapport avec ces autres pays qu’ils qualifiaient avec leur complexe de supériorité.”

Denis Pourawa, Extrait de “Poésie sonore des gouffres”, Paris, mai 2020.

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“Visual repatriation” : déterminer un présent pour le passé

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        Comme l’affirme Elizabeth Edwards, « la visual repatriation consiste, à bien des égards, à déterminer un présent pour les photographies historiques, en réalisant leur « potentiel à créer de nouveaux récits » qui permettent de comprendre combien ce passé est pertinent pour le présent et de répondre aux besoins de ce présent. »1 Edwards explique que la visual repatriation – terme anglais consacré qui se traduirait en français par « rapatriement visuel » – est tout d’abord un moyen pour les autochtones comme pour les détenteurs de collections, de faire la lumière sur un des groupes de photographies, généralement prises aux XIXème et XXème siècles, mais aussi d’obtenir des renseignements sur ces photographies. Plus important encore, on peut considérer que la visual repatriation est un moyen de créer des récits qui permettent de créer un pont entre le passé et le présent. Voir plus

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Les marins sont-ils les premiers ethnologues français ? Une brève histoire du musée de la Marine du Louvre

       Marine, ethnographie et Louvre ? Pour les lecteur du XXIème siècle que nous sommes, il y a fort à parier que ces mots semblent bien éloignés les uns des autres. Et pourtant ! Si l’idée de pousser la porte du musée de la Marine pour y rencontrer des œuvres extra-européennes nous paraît saugrenue aujourd’hui, c’est bien dans le giron de la Marine que naît, en France, l’embryon de l’un des premiers musées ethnographiques.1 Voir plus

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Un pont entre deux pays : la Commande Publique d’Art Aborigène au musée du quai Branly

              Laissez-moi vous compter l’histoire d’une des grandes oubliées du musée du quai Branly, la Commande d’Art Publique Aborigène. Bien que largement mise à l’honneur lors de l’ouverture du musée en 2006, cette collection d’œuvres aborigènes contemporaines fait désormais « partie des murs », au sens propre comme au figuré. Voir plus