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Le Humboldt Forum est-il vraiment si catastrophique ?

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Vendredi 26 novembre 2021. Je suis à Berlin (Allemagne) pour un voyage de recherche lié à mon projet de thèse et le premier endroit que je vais visiter est le Humboldt Forum : le musée nouvellement construit et ouvert au centre de Berlin, sur l’île des musées. Depuis des mois, je suivais l’affaire de la réouverture du Humboldt Forum qui avait pour sûr fait du bruit dans le monde des musées et qui a été, depuis le projet de sa création, un projet très controversé.

Le château de Berlin en 1900 depuis le Lustgarten (carte postale colorisée).

L’architecture réunit l’ancien et le nouveau avec la reconstruction de trois des façades baroques du palais de Berlin qui fut la résidence principale de la maison des Hohenzollern, une dynastie royale allemande, de 1443 à 1918. Après la chute de la monarchie, le palais a été bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale avant d’être détruit par le gouvernement d’Allemagne de l’Est en 1950. En 1976, une nouvelle architecture a été construite au même endroit : le palais de la République. Il était le bâtiment principal du gouvernement est-allemand avant d’être démoli en 2008 car il était considéré comme controversé pour son héritage politique et historique. À la place du Palais de Berlin et du Palais de la République se dresse désormais le Humboldt Forum, construit par l’architecte italien Franco Stella et dont la construction s’est achevée en 2020, comme une réinterprétation des deux architectures qui occupaient ce même emplacement dans le passé.

Palais de la République © Bundesarchiv Bild/Heinz Junge

Le leitmotiv du nouveau musée est de “lier les différences” et il vise à créer une institution qui présente les cultures du monde de l’Antiquité à nos jours. Avec le Humboldt Forum, Berlin a créé un bâtiment basé sur le concept du musée universel pour le dialogue des cultures et des peuples ; un espace “pour un libre échange d’idées”.1

Sont réunis au sein du Humboldt Forum la Fondation du patrimoine prussien, le musée d’Ethnologie et le musée des cultures asiatiques, le musée de la ville, l’Université Humboldt et la Fondation du Forum Humboldt. Avec un projet aussi ambitieux, le Humboldt Forum se positionne comme porteur d’une vision encyclopédique qui n’est pas sans rappeler les travaux menés par les frères Humboldt. Wilhelm (1767-1835) et Alexander (1769-1859) von Humboldt étaient respectivement philosophe, linguiste et ministre et géographe, naturaliste et explorateur. Wilhelm a créé le modèle humboldtien de l’enseignement supérieur qui prône la combinaison de la recherche et des études tandis qu’Alexander a promu un idéal romantique de la science connu sous le nom de science humboldtienne. Alexander est également connu pour son exploration des Amériques qui a un lien direct avec le musée d’ethnologie hébergé par le Humboldt Forum qui est au cœur de cet article. Tous deux sont intégrés à l’institution, non seulement par leur nom mais aussi parce que le Humboldt Forum déclare s’inspirer de leur programme culturel et scientifique en tant que chercheurs, réformateurs et visionnaires renommés.2 Ce discours sur les frères Humboldt est linéaire tout au long des expositions et des installations du musée, louant leurs réalisations et ne remettant jamais en question leur rôle dans l’entreprise coloniale, en particulier dans le cas des explorations d’Alexandre. Toutefois, comme l’a rappelé l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie, qui s’est exprimée lors de l’inauguration du musée d’ethnologie et du musée des cultures asiatiques le 22 septembre 2021, raconter “l’histoire universelle de la race humaine à partir de perspectives multiples […] est une idée louable, mais elle est incomplète [si nous n’affrontons pas] la question du pouvoir : […] qui raconte l’histoire, qui est le conteur et de qui parle-t-on ?”.3

Un des sas d’entrée de l’exposition du musée d’Ethnologie, Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

La raison de la plupart des controverses autour du Humboldt Forum, outre la recréation d’une architecture faisant clairement référence à l’impérialisme et au colonialisme, est liée au musée d’ethnologie – autrefois situé à Dahlem, où se trouvent encore les réserves – qui fait désormais partie intégrante de l’institution. En effet, les collections, qui se composent d’objets d’art provenant d’Afrique, d’Océanie et des Amériques, sont controversées à bien des égards : elles ont été pillées, font l’objet de demandes de rapatriement, ou souvent les deux à la fois. Le musée a ouvert ses portes le 23 septembre 2021, mais il n’est encore qu’en partie ouvert ; la collection des Amériques et une partie des expositions sur l’Afrique et l’Océanie devant être ouvertes au printemps ou à l’été 2022.

Première salle d’exposition du musée d’Ethnologie, Matter(s) of Perspective: An Overture, Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

En arrivant au 2ème étage du musée, qui comme tous les autres est distribué par des escaliers et des escalators dans un environnement tout en marbre, nous entrons dans le musée d’Ethnologie par des portes vitrées dans une salle d’introduction avec une installation sur écrans et des textes d’introduction sur les murs. L’exposition ne commence réellement que dans la salle suivante. Là, une structure métallique en forme de cage se dresse au milieu de la pièce avec des citations telles que “J’ai un cadre de référence blanc et une vision du Monde blanche”4 en grosses lettres. À travers la structure métallique sont exposées des photographies ethnographiques représentant les colonies allemandes, accompagnées de cartels explicatifs systématiquement bilingues en allemand et en anglais. Cette installation, intitulée Matter(s) of Perspective : An Overture (Question(s) de point de vue : une ouverture), présente une partie du matériel d’archives qui se trouve dans les collections du musée d’Ethnologie. Elle comprend des photographies mais aussi des vidéos et des enregistrements audio tels que les “réflexions” de plusieurs descendants d’hommes et de femmes (missionnaires, gouverneurs, directeurs de sociétés) qui ont participé à la colonisation du Pacifique sous le gouvernement allemand, en particulier en Nouvelle-Guinée et à Samoa, qui étaient d’importantes colonies allemandes. En intégrant des reproductions plutôt que des originaux, le musée explique qu’il souhaite “ramener l’attention sur l’acte de se voir soi-même et, dans l’intérêt du débat actuel sur la restitution – c’est-à-dire le rapatriement d’objets -, que l’exposition ne se concentre pas sur les “choses” ou les objets tangibles de la collection”.5 Une décision certainement louable, mais on pourrait objecter que les reproductions ne sont que celles de photographies et de matériaux en papier, souvent exposées comme des reproductions dans les musées pour des raisons pratiques. Il est intéressant de voir que le musée discute de l’importance de la reproduction dans les discussions sur le rapatriement, mais si c’est certainement un premier pas, cette discussion ne devrait-elle pas avoir lieu autour de certains objets contestés ? À ce sujet, alors que la plupart des demandes de rapatriement concernent des objets africains, les projecteurs ont également été braqués sur des objets du Pacifique !

Salle des Peuples et mers d’Océanie , vue sur le bateau de l’île de Luf (au fond), Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

Dans la salle suivante, consacrée aux peuples et mers d’Océanie, l’ambiance passe brusquement de l’obscurité et de l’ambiance de bibliothèque à une salle gigantesque bleu clair – qui fait évidemment écho à l’océan, comme c’est souvent le cas dans les expositions sur l’Océanie. La salle se déploie sur deux étages avec des escaliers qui descendent afin de pouvoir s’approcher des bateaux qui sont exposés. On peut les voir d’en haut, sur le “balcon” ou descendre pour déambuler près d’eux, assez près pour les toucher (mais ce n’est pas un encouragement à le faire). Parmi ces bateaux, le plus grand vient de l’île de Luf qui appartient aux îles Hermit situées au nord de l’île de Nouvelle-Guinée et à l’ouest de l’archipel de Bismarck, et qui est sous le radar des journalistes et des universitaires depuis quelques mois, comme le titrent des journaux tels que le Times : “L’exposition vedette du musée de Berlin ‘pillée lors d’un génocide'”.6 En effet, le bateau a été “pris” par les Allemands à la suite d’une expédition punitive qui s’est déroulée en 1882-83. Selon le site internet du Humboldt Forum, le bateau a été acheté par Max Thiel qui travaillait pour Hernsheim & Co en 1903. Cependant, la période d'”achat” ayant eu lieu après l’éradication de la majeure partie de la population de l’île, on peut penser que le joug colonial en place n’a probablement pas permis une transaction simple et amicale. Si la communauté de Luf ne revendique pas le rapatriement du bateau, elle souhaite en revanche rapatrier les connaissances en matière de fabrication de bateaux qui ont été associées à sa construction. Le Humboldt Forum est fortement engagé dans la recherche de provenance, comme le montrent les panneaux qui signalent cette recherche en cours autour de certains objets. Le lien et l’échange constants avec les communautés sont donc essentiels et nous ne pouvons qu’espérer que des fonds seront alloués pour que les membres de la communauté de Luf puissent faire le voyage à Berlin afin de raviver leurs propres connaissances culturelles.

Salle ambisonic lors de la diffusion de la pièce de Christof Vondereau, The Well of the Sun, Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

L’exposition présente ensuite deux salles consacrées aux arts de l’Afrique et du Cameroun avant de s’ouvrir sur une salle ressemblant à un vaisseau spatial : tout blanc, avec des sièges blancs ronds sur une moquette grise et de très petits écrans au regard de la taille de la salle. Cette salle contient un système ambisonic qui permet la transcription spatiale de sons enregistrés avec cette même technologie : vous pouvez par exemple entendre non seulement les pas d’une personne qui marche, mais vous pouvez entendre ces pas dans l’espace et donc avoir une idée de l’endroit où cette personne marche par rapport à votre propre position, qu’elle soit juste à côté de vous, au-dessus de votre tête ou devant vous sur la droite. Cette salle, qui vient en conjonction avec l’exposition de la collection ethnomusicale du musée, diffuse plusieurs créations audio et vidéo qui ont été créées pour cet espace, dont l’une est liée au Pacifique. Christof Vonderau, compositeur et guitariste classique basé à Berlin, a créé une pièce opératique intitulée The Well of the Sun (Le Puits du Soleil) à partir de textes tirés des archives de Gerd Koch (1963/64), Sir Arthur Grimble (1951), le capitaine Charles Wilkes (1845) et du U.S. Atoll Report (1960) pour ténor, baryton et guitare de concert. Cette composition est associée à des vidéos de plages du Pacifique et à des dessins de figures de cordes originaires de Kiribati (Micronésie) qui accompagneraient “l’histoire de la création du monde, le départ pour la mer, les poèmes des amoureux, la contemplation du coucher du soleil, le chemin cérémoniel vers l’au-delà, les contes du royaume de la mer, les étoiles, la vision ludique de la nature.  […] Interprétés sur la plage, ils ont également accompagné l’arrivée des premiers Européens.” 7 Si le cartel tente de faire le lien entre la musique et les images en posant des questions telles que “Y a-t-il plus de proximité ou plus de distance entre les îles Kiribati et les métropoles industrielles du fait de la diversité des rencontres et du changement climatique ?”, je ne vois pas comment un visiteur peut se rattacher à un tel questionnement en assistant à cette séance audio-visuelle. Si l’aspect futuriste est intriguant et peut-être même séduisant, il est difficile de se sentir véritablement impliqué dans cette œuvre – surtout si, comme moi, vous ne parlez pas allemand.

Vue de l’exposition Sepik au musée d’ethnologie, Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

Après cet interlude musical, deux autres espaces exposent des objets, et ceux-ci sont spécifiquement dédiés à l’Océanie. Le premier de ces deux espaces est principalement consacré à la Nouvelle-Guinée, avec un accent sur la région du Sepik et la Nouvelle-Irlande, qui étaient des territoires allemands et où une quantité considérable d’artefacts a été collectée. Je pense que l’on peut dire que la plupart des objets exposés l’étaient déjà dans l’ancien musée d’ethnologie de Dahlem pour ceux d’entre vous qui l’ont visité. Cependant, la muséographie est très différente, et comme pour le reste du musée, tout semble très neuf et cher avec une combinaison de vitrines en verre et de structures métalliques. L’importance est également accordée à l’utilisation d’écrans qui montrent des vidéos et des films contemporains tournés en Nouvelle-Guinée, en anglais et en langue pidgin, avec des sous-titres allemands. L’accent est mis sur la géographie des lieux exposés avec, au centre de la pièce, une grande carte du fleuve Sepik qui côtoie une vidéo montrant des hommes sur le fleuve. Beaucoup de ces objets faisaient partie de l’exposition Sepik qui a été présentée à Berlin et à Paris en 2014 et 2015. 8

Ensemble de trois sculptures Uli et un vavara, Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

Au fond de la salle se trouve une exposition centrée sur la Nouvelle-Irlande avec une grande vitrine présentant de nombreuses sculptures malangan et une vidéo en face d’elles présentant une cérémonie malangan contemporaine. Sur le côté, j’ai été soudainement surprise de voir l’exposition de trois figures Uli et d’un vavara exposés comme ils l’étaient à Dahlem la dernière fois que je les ai vus en 2013. Cependant, au Humboldt Forum, le crâne au centre du vavara avait disparu. Si le positionnement des musées sur l’exposition des restes humains est en partie responsable de cette décision, il semblerait que l’exposition du vavara avec le crâne à Dalhem était une récréation muséologique car le crâne et le vavara n’avaient même pas été collectés ensemble en tant qu’artefacts complémentaires ce qui était suffisant en soi pour ne plus exposer le crâne.

Vues des “réserves ouvertes” des collections Océanie ainsi que de la table tactile qui donne accès à la base de donnée, Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

Enfin, une grande partie de cette salle est consacrée aux “réserves ouvertes” des collections d’Océanie, comme c’est le cas pour les salles consacrées à l’Afrique et comme ce sera le cas pour les salles consacrées aux Amériques. Ces vitrines présentent des artefacts, organisés par pays ou par îles, sans aucun cartel permettant de les identifier. Le seul point d’information prend la forme d’une table tactile qui affiche toutes les notices de la base de données des artefacts exposés : un jeu de cache-cache s’engage alors si vous voulez en savoir plus sur l’un de ces objets exposés. Si ce système est plutôt élégant, il n’est certainement pas très pratique et constitue un moyen facile pour les musées d’exposer un grand nombre d’objets et de donner un aperçu de l’énormité de leurs collections. Avec de telles expositions, le Humboldt Forum présente les collections à travers le prisme encyclopédique, en montrant la diversité de ce qu’ils détiennent et en faisant écho à tout ce qui reste caché dans les réserves à accès restreint.

Exposition d’objets de Polynésie, Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

Dans la dernière salle Océanie qui était ouverte lors de ma visite, la Polynésie est au centre de la présentation, avec le retour de la couleur bleu océan sur le fond des vitrines. Si je n’ai pas beaucoup de commentaires à faire sur l’exposition, hormis la couleur qui n’était pas nécessaire, j’ai remarqué les cartels des objets après avoir concentré mon attention sur un tout petit To’o. Alors que je savais que l’objet provenait de Tahiti, j’ai remarqué que le premier mot écrit à la place de l’origine de l’objet était “France” avant de continuer avec “Polynésie française, îles de la Société”, pour finir avec “Tahiti”. Bien que cela soit évidemment exact puisque Tahiti et la Polynésie française sont encore à ce jour des territoires français, on peut se demander pourquoi l’accent est mis d’abord sur la plus grande entité politique. Une personne qui ne connaît pas l’histoire coloniale du Pacifique se souviendra-t-elle que l’objet vient de Tahiti plutôt que de la France ? Je pense qu’un ordre inversé aurait été plus pertinent, tout en permettant d’exprimer que le colonialisme n’est pas une affaire terminée.

Vitrine annonçant l’exposition Songlines: Tracking the Seven Sisters, Humboldt Forum, Novembre 2021. © Photographie : Clémentine Débrosse

Sur le côté de cette pièce se trouvent quelques peintures aborigènes d’Australie, ainsi qu’une vitrine annonçant la prochaine exposition Songlines : Tracking the Seven Sisters qui sera présentée l’été prochain au Humboldt Forum.

Je crois que vous attendez une réponse à la question que j’ai posée dans le titre de cet article, et je ne suis pas sûr de pouvoir vous en donner une.  J’ai visité cet endroit en ayant à l’esprit toutes les controverses, les demandes de rapatriement, les manifestations, les articles qui s’opposent à cette institution et, bien que je trouve que beaucoup de ces controverses sont justifiées, je ne pense pas que quiconque ait besoin d’un autre article pour lui dire si une telle institution aurait dû exister ou non : de fait, elle existe.
Si 644 millions d’euros ont été dépensés pour construire (ou reconstruire) ce luxueux palais, nous pourrions plutôt essayer de voir si le Humboldt Forum va, dans les années à venir et selon les mots de Chimamanda Ngozi Adiche, faire face à son passé et apporter un peu de lumière en faisant preuve de courage : le courage d’entendre des voix, d’accepter des critiques suivies d’actions, le courage de dire que nous avions tort et le courage de croire que cela peut être mieux. “Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons changer notre aveuglement sur le passé”.9

Clémentine Débrosse

Image à la une : Les façades est et nord du Humboldt Forum © Stiftung Humboldt Forum im Berliner Schloss / Photo: Alexander Schippel

1 Chimamanda Ngozi Adiche, discours lors de la cérémonie d’ouverture du musée d’ethnologie au sein du Humboldt Forum, le 22 septembre 2021. https://www.youtube.com/watch?v=gMRv5xhMCo4&t=33s

2 Texte du cartel sur l’esplanade du musée.

3 Chimamanda Ngozi Adiche, discours lors de la cérémonie d’ouverture du musée d’ethnologie au sein du Humboldt Forum, le 22 septembre 2021. https://www.youtube.com/watch?v=gMRv5xhMCo4&t=33s

4 DIANGELO, R., 2018. «White Fragility: Why It’s So Hard for White People to Talk about Racism”.

5 Cartel du musée. Version originale : “to shift the focus back to the act of seeing itself and in the interest of the current discussion on restitution – that is, the repatriation of objects – [that] the exhibition focuses not on “things” or tangible objects from the collection”.

6 WATERFIELD, B., 2021. “Berlin museum’s star exhibit ‘looted in genocide’”. The Times. https://www.thetimes.co.uk/article/berlin-museum-star-exhibit-south-seas-ship-looted-genocide-3fqtz0pjh

7 Cartel du musée.

8 PELTIER, P., SCHINDLBECK, M., KAUFMANN, C. (dir), 2015. Sepik: Arts de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Paris, Skira/Musée du Quai Branly.

9 Chimamanda Ngozi Adiche, discours lors de la cérémonie d’ouverture du musée d’ethnologie au sein du Humboldt Forum, le 22 septembre 2021. https://www.youtube.com/watch?v=gMRv5xhMCo4&t=33s

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