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Tanna : Roméo et Juliette sous les tropiques ?

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Les fictions mettant en scène le monde océanien qui parviennent à se faire une place dans les salles obscures à l’international se comptent presque sur les doigts d’une main : parmi elles, le très joli The Whale Rider de Niki Caro (dont nous parlons ici) ou encore Tanna de Bentley Dean et Martin Butler auquel est dédié l’article du jour. 

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L’œuvre de Behrouz Boochani : comment représenter la souffrance ?

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“Comment puis-je décrire la souffrance d’un père qui est séparé de sa femme et de ses enfants pendant six ans ?
Comment puis-je décrire une mère qui voit ses petits enfants grandir pendant six ans dans un camp de prisonniers ?
Comment puis-je décrire un jeune homme qui était plein de vie mais qui a perdu la possibilité de poursuivre ses études, de trouver l’amour, qui a perdu sa santé, sa famille, son espoir, qui a perdu de nombreuses opportunités que vous considérez comme acquises ?”1
Behrouz Boochani, TedxSydney L’écriture est un acte de résistance.

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Femmes du Pacifique : Emily Kame Kngwarreye

The Casoar team respectfully advises Aboriginal and Torres Strait Islanders people that this article includes images, works and names of deceased Indigenous people and may include images of artistic, cultural or intellectual property that may be of sensitive nature.

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Emily Kame Kngwarreye est sans doute l’une des artistes aborigènes les plus connues au monde. Son tableau Earth’s Creation a d’ailleurs détenu un temps le record de l’œuvre réalisée par un.e artiste aborigène la plus chère au monde. Mais saviez-vous que sa carrière de peintre fut aussi courte que fulgurante ? Et que son œuvre artistique ne commence pas avec la peinture mais avec le textile ? Aujourd’hui, Casoar vous emmène à la découverte de l’histoire de l’une des plus grandes artistes de la fin du XXème siècle.
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Le voyage autour du monde de George Nuku fait escale à Rochefort

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Je suis venu en France avec l’intention de poursuivre l’histoire.
D’une certaine manière, je sors littéralement des lithographies.
Je sors de l’image et je répète l’histoire ici à Rochefort.
Cependant, la différence est que maintenant le contexte a changé parce que tout cela fait partie de l’Histoire. Donc c’est au musée que le contexte se poursuit.1

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Ten Canoes : entre reconstitution historique, mythes et fiction

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[Please note: Aboriginal and Torres Strait Islander people should be aware that this article may contain images or names of deceased persons in photographs or printed material.]

Ten Canoes (10 canoës, 150 lances et 3 épouses) est un film sur la Terre d’Arnhem et ses habitants, fait avec eux et en partie par eux et pour eux. C’est aussi un film ambassadeur de la culture aborigène, destiné donc également à un public extérieur à cette culture. C’est une histoire d’amours interdits, de liens fraternels, de kidnapping, de sorcellerie et de vengeance, traitée avec poésie et humour. Bref, c’est une œuvre riche que CASOAR vous recommande à plus d’un titre ! Voir plus

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Covid-19 : point sur la situation en Papouasie-Nouvelle-Guinée

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Alors qu’un nouveau confinement débute en France, beaucoup envient les Australiens et Néo-Zélandais qui peuvent depuis plusieurs semaines profiter des bars, restaurants et même boites de nuit. Cependant, la situation n’est pas partout la même dans le Pacifique. La situation est particulièrement préoccupante en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG). Retour cette semaine sur les dernières actualités de la crise sanitaire. 

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De Blandowski à Andrew : l’histoire d’une encyclopédie

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Le « tournant archivistique », qui interroge la nature et la pertinence de la relation entre les archives et l’histoire, se développa dans les années 1990 dans l’art contemporain en Australie1  à travers le travail d’artistes basé sur des archives muséales, des archives de bibliothèque mais aussi des archives à proprement parler. Un des artistes les plus influents dans ce « nouveau » mouvement de re-lecture des archives est Brook Andrew, l’ « artiste conceptuel »2 d’origine celte et wirardjuri (Nouvelle-Galles du Sud, Australie). Brook Andrew peut être considéré comme un « médiateur archivistique »3  qui « recrée et produit un commentaire sur des objets ethnographiques et anthropologiques ».4 C’est à son œuvre The Island (L’île), créée en 2007-2008 à Cambridge, que nous allons nous intéresser. Voir plus

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Des curiosités exotiques au primitivisme

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Cet article a été écrit pour le catalogue de la troisième édition du Bourgogne Tribal Show, 2018.

« Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
Dormir parmi tes fétiches d’Océanie et de Guinée
Ils sont des Christs d’une autre forme et d’une autre croyance »
Guillaume Apolinaire, « Zone », 1913.

Ces vers du poète Guillaume Apollinaire témoignent de son intérêt précoce pour les arts extra-européens. Nous sommes en 1913, à la veille de la première guerre mondiale et le bientôt célèbre recueil de poèmes Alcools, vient de paraître. Apollinaire ne le sait pas encore, mais le regard porté par l’Occident sur les objets du Pacifique est à l’aube d’une double métamorphose qui marquera radicalement l’histoire des arts et des musées ethnographiques. Voir plus

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“Visual repatriation” : déterminer un présent pour le passé

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        Comme l’affirme Elizabeth Edwards, « la visual repatriation consiste, à bien des égards, à déterminer un présent pour les photographies historiques, en réalisant leur « potentiel à créer de nouveaux récits » qui permettent de comprendre combien ce passé est pertinent pour le présent et de répondre aux besoins de ce présent. »1 Edwards explique que la visual repatriation – terme anglais consacré qui se traduirait en français par « rapatriement visuel » – est tout d’abord un moyen pour les autochtones comme pour les détenteurs de collections, de faire la lumière sur un des groupes de photographies, généralement prises aux XIXème et XXème siècles, mais aussi d’obtenir des renseignements sur ces photographies. Plus important encore, on peut considérer que la visual repatriation est un moyen de créer des récits qui permettent de créer un pont entre le passé et le présent. Voir plus

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« Et une fois de plus, Viot repart pour les Tropiques » *

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Cet article a été écrit pour le catalogue de la troisième édition du Bourgogne Tribal Show, 2018.

      « Poète sans maison d’édition ni travail »1, Jacques Viot entre dans la sphère des galeries parisiennes et, plus particulièrement, du milieu surréaliste dans les années 20. Il représente alors des artistes comme Joan Miró. Mais après avoir travaillé pour plusieurs artistes et galeries et à force de dettes, Viot prend la mer pour rejoindre le Pacifique en 1926. De retour à Paris en 1928, Viot recontacte Pierre Loeb – galeriste parisien depuis 1924 – avec qui il avait travaillé avant son départ et lui propose de partir dans les mers du sud à son compte afin de rapporter des objets alors en vogue, notamment chez les surréalistes. Voir plus