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Le marché de l’art à l’heure du coronavirus

        Depuis plusieurs mois la pandémie de Covid-19 bouleverse les habitudes, y compris dans le domaine des arts. À l’heure où se referment, deux événements majeurs de l’agenda artistique parisien : Parcours des mondes (salon d’art extra-européen et d’archéologie) et Art Paris Art Fair (foire d’art moderne et contemporain), CASOAR revient sur l’actualité d’un marché de l’art en pleine mutation.

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Terrible Jungle : Lévi-Strauss est mort ce soir

      Avions-nous vraiment beaucoup d’espoir en nous rendant dans cette obscure salle de cinéma, voir Terrible Jungle, l’un des derniers-nés du cinéma français ? Peut-être pas. La bande-annonce ne nous avait, certes, pas franchement conquis – même si, nous devons bien l’admettre, nous avions ri à la blague évoquant les revenus, ou plutôt les non-revenus de l’anthropologue. Mais CASOAR ne pouvait rater un des rares films mettant en scène l’anthropologie ! C’est à ce titre que nous vous proposons cet article, et non pas en tant que spécialistes de la Guyane française ou du cinéma. Read More

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“And Viot once again left for the Tropics” *

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This article was first written for the catalogue of the Bourgogne Tribal show's third edition in 2018.

      “A poet without a publishing house or work”1Jacques Viot entered the world of Parisian galleries and, more particularly, the surrealist scene in the 1920s. He represented artists like Joan Miró. After working for several artists and galleries and being deep in debt, Viot sailed the Pacific in 1926. After coming back to Paris in 1928, he got back in touch with Pierre Loeb who had had a gallery in Paris since 1924. Viot had worked with him before his departure. Viot suggested that he go to the South Seas in order to bring back objects that were fashionable at the time, particularly among surrealists. Read More

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R’Sis- L’Tié- Let-Pol : le « sauvage blanc » d’Australie

Lorsque deux hommes n’ayant pas de langue commune se rencontrent, que se disent-ils avant tout ? Leur nom. Je l’avais constaté en Islande comme dans le Pacifique. Je mis la main sur mon cœur – geste cérémonieux que j’espérai universel – et dis :
« Octave de Vallombrun. »
Il fit le même geste – là encore, une attitude en miroir de la mienne qu’il n’avait pas eue auparavant – et répéta :
« R’sis- L’tié- Let-Pol. »
S’il se présentait ainsi en insistant sur les deux premiers termes, cela pouvait-il être son nom et son prénom ? J’essayai :
« Narcisse ?
– R’sis ! »
Sa joie était visible, mais les mots se refusaient à sa mémoire et il en avait les larmes aux yeux. J’insistai donc :
« Narcisse ? C’est bien cela, mon garçon ? Tu t’appelles Narcisse ?
– R’sis », confirma-t-il en posant la main sur son cœur.
Nous restâmes alors muets, émus tous deux de ce premier contact. Je le fixai sans cesse, comme si son visage allait me révéler le secret de son existence.1

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À toi appartient le regard : la photographie contemporaine s’invite au musée du quai Branly – Jacques Chirac

           De la photographie contemporaine au musée du quai Branly – Jacques Chirac (MQB-JC) ? Depuis son ouverture en 2006, le musée s’est davantage spécialisé dans la conservation et l’exposition des cultures anciennes des continents africains, américains, asiatiques et océaniens. Toutefois, les créations contemporaines non-européennes intègrent également les champs de recherches et les intérêts des équipes du musée, en particulier la peinture aborigène sur toile ou monumentale1 et la photographie. Read More

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Les marins sont-ils les premiers ethnologues français ? Une brève histoire du musée de la Marine du Louvre

       Marine, ethnographie et Louvre ? Pour les lecteur du XXIème siècle que nous sommes, il y a fort à parier que ces mots semblent bien éloignés les uns des autres. Et pourtant ! Si l’idée de pousser la porte du musée de la Marine pour y rencontrer des œuvres extra-européennes nous paraît saugrenue aujourd’hui, c’est bien dans le giron de la Marine que naît, en France, l’embryon de l’un des premiers musées ethnographiques.1 Read More

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 2)

« […] Yes, I am there to welcome you … we lament the dead
I wait for the whaikorero to start,
Yes, you acknowledge me, and I you
I wait for the tamariki, they on my paepae
Yes, I cry, for they fill me with pride and hope
I wait for the rhythm of the kapahaka…
Yes, I can dance along … I know your songs
I wait for the smell of the kei to emerge from the ground,
Yes, I will eat with you and you with me
We feed a need to perpetuate the past and the present
And in doing so we bring forth Rongomatane and Papatuanuku
So who invited Tu ? »
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds

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Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 1)

« I am the house
Feeling the cold… my korowai taken from me
and I shudder in the grip of this sharp wind
Were you not stoking the fires
Keeping me warm
I was holding fort
You holding forth
Is the past too harder a task…I ask
And I wait as I do… …as I have… …as I will
As you come in your hundreds, thousands
Year after year we have shared the air
Embraced by the uri of Nga Hau e wha
I wait for the karanga to take you to the sky […] »
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds Read More

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Histoire d’une découverte : Le siège de prestige des îles Australes collecté en 1822 par George Bennet

        Le 13 août 1769, au cours de son premier voyage dans le Pacifique, le Capitaine Cook découvrit l’Île de Rurutu (qu’il connaissait sous le nom d’Oheteroa), située au sud de Tahiti, aux latitudes 22°25’S ; 151°20’W. Un canot de l’Endeavour approcha du rivage mais le récif et les courants l’empêchèrent d’accoster. Cook ne pouvait imaginer que cette petite île, simple tache dans l’immensité de l’océan Pacifique, deviendrait un des locus classicus de l’art Océanien – l’île d’origine de la célèbre statue A’a aujourd’hui exposée au British Museum, mais aussi du magnifique siège cheffal (no’oanga) présenté ici. Read More

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Des cultures derrière les objets : l’exposition « Une mer d’îles – chefs d’œuvre d’Océanie » au musée Volkenkunde

    Le jeudi 20 février avait lieu le vernissage de l’exposition Une mer d’îles – chefs d’œuvre d’Océanie au musée Volkenkunde, à Leiden, aux Pays-Bas. CASOAR répondait présent à l’évènement. On doit vous dire qu’on était assez impatients de découvrir ce qui se cachait derrière un titre qui faisait potentiellement référence à l’auteur et anthropologue fidjien Epeli Hau’ofa, à travers la notion de « mer d’îles ». Read More