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R’Sis- L’Tié- Let-Pol : le “sauvage blanc” d’Australie

Lorsque deux hommes n’ayant pas de langue commune se rencontrent, que se disent-ils avant tout ? Leur nom. Je l’avais constaté en Islande comme dans le Pacifique. Je mis la main sur mon cœur – geste cérémonieux que j’espérai universel – et dis :
« Octave de Vallombrun. »
Il fit le même geste – là encore, une attitude en miroir de la mienne qu’il n’avait pas eue auparavant – et répéta :
« R’sis- L’tié- Let-Pol. »
S’il se présentait ainsi en insistant sur les deux premiers termes, cela pouvait-il être son nom et son prénom ? J’essayai :
« Narcisse ?
– R’sis ! »
Sa joie était visible, mais les mots se refusaient à sa mémoire et il en avait les larmes aux yeux. J’insistai donc :
« Narcisse ? C’est bien cela, mon garçon ? Tu t’appelles Narcisse ?
– R’sis », confirma-t-il en posant la main sur son cœur.
Nous restâmes alors muets, émus tous deux de ce premier contact. Je le fixai sans cesse, comme si son visage allait me révéler le secret de son existence.1

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À vélo sur les pistes de l’outback australien : rencontre avec Eddie Mittelette

[Please note: Aboriginal and Torres Strait Islander people should be aware that this article may contain images or names of deceased persons in photographs or printed material.]

      Cette semaine, nous partons à la rencontre d’Eddie Mittelette. Voyageur au long cours, il est l’auteur du livre Aborigènes – avec les derniers nomades d’Australie (2015)1, récit personnel richement documenté publié aux éditions Transboréal. L’auteur y narre son périple de 11 000 kilomètres à vélo sur les pistes de l’ouest australien à la rencontre des Aborigènes Martu. Un portrait affûté et saisissant de l’outback2 contemporain.  Voir plus

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Uluru : itinéraire d’un site convoité

Il s’agit de l’un des sites les plus emblématiques d’Australie : Uluru ou Ayers Rock (Territoire du Nord) est une formation rocheuse s’élevant à près de 350 mètres au dessus du reste de la plaine. Situé au sein de l’Uluru-Kata Tjuta National Park (qui abrite également les célèbres Kata Tjuta ou Monts Olga), le site attire chaque année environ 300 000 touristes1. Mais le lieu est avant tout un site sacré pour les populations aborigènes de la région  Voir plus

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Spear : histoire d’un patrimoine indigène

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Djali veut comprendre ce qu’être un homme veut dire. Son voyage commence en Terre d’Arnhem et l’emmène jusqu’à Sydney. Dans sa quête de sens, Djali s’expose aux histoires tourmentées d’autres hommes aborigènes d’Australie. Il est le témoin des infamies et des difficultés qu’ils doivent affronter alors qu’ils négocient leur vie dans une société qui refuse de reconnaître leurs besoins. Le défi de Djali est de tracer un chemin qui le guide vers une existence qui le nourrisse au lieu de le détruire.1 Voir plus

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Rêves aborigènes à la maison des arts d’Antony

        Du 13 février au 31 mars 2019 se tient à la maison des arts d’Antony l’exposition  Rêves aborigènes et insulaires d’Australie consacrée à l’art contemporain de cette région1. À cette occasion, la maison des arts expose 45 œuvres de la galerie parisienne « Arts d’Australie – Stéphane Jacob » ainsi qu’une sélection du fond de l’Ambassade d’Australie en France2. CASOAR profite de son escapade pour revenir, après la danse et la peinture corporelle, sur un autre aspect des cultures Aborigènes : la peinture et la sculpture contemporaine. Voir plus

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La série TV Cleverman : quand la culture aborigène rencontre la science-fiction

      Dans un futur proche, une Australie ultra-moderne et sécuritaire découvre l’existence sur son territoire d’une autre espèce anthropomorphe qui vivait sur l’île-continent depuis plus longtemps que tous les autres habitants. Cette nouvelle espèce est appelée     « hairies » en raison de son apparence physique. Car, s’ils sont globalement physiquement similaires aux Hommes, une forte pilosité, proche d’une fourrure, recouvre l’ensemble de leur corps et de leur tête. Mais ils se différencient surtout par une force physique et une espérance de vie de très loin supérieures à l’espèce humaine. Une  « apparition » qui n’est pas sans conséquences…

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L’art aborigène contre les filets fantômes : interview de Stéphane Jacob sur les sculptures Ghostnets

     Stéphane Jacob est à la tête de la galerie Arts d’Australie – Stéphane Jacob. (http://www.artsdaustralie.com/) Il a gracieusement accepté de me recevoir dans son appartement à Paris, qui est aussi son lieu de travail. J’ai hâte d’échanger avec lui au sujet des fascinantes sculptures ghostnets en filet de pêche, qui lient à la fois le monde de l’art aborigène et la défense de la faune marine. Nous commençons l’interview. Voir plus