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Gapu Guḻarri Yothu Yindi au musée du quai Branly-Jacques Chirac : collaboration en Terre d’Arnhem

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[Please note: Aboriginal and Torres Strait Islander people should be aware that this article may contain images or names of deceased persons in photographs or printed material.]

En ce moment, et pour tout l’été, la mezzanine Martine Aublet du musée du quai Branly – Jacques Chirac [MQB-JC] accueille l’exposition Gapu Guḻarri Yothu Yindi, Paysages de l’eau au nord de l’Australie. Ce petit espace, souvent dédié à des sujets d’actualité de la recherche ou ciblant une thématique très précise, héberge ici une exposition entièrement basée sur la collaboration et désireuse de laisser les voix aborigènes expliquer aux visiteur·euse·s les œuvres présentées. Voir plus

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L’art de la plume : les kāhili de l’archipel d’Hawaii

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L’archipel d’Hawaii est généralement connu pour ses objets en plumes : ‘ahu‘ula, capes ; mahiole, casques ; kāhili, chasse-mouches ; lei, colliers, etc. Dans ce présent article, CASOAR a toutefois choisi de ne vous présenter qu’un seul de ces emplumés : les kāhili, dont des exemples se trouvent dans les musées à travers le monde et aussi à Hawaii, au Bernice Pauahi Bishop Museum qui en conserve 250 exemplaires.1 Voir plus

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Pause littéraire océanienne – Un premier aperçu

Les premiers voyageurs, missionnaires et colons occidentaux ont fait de l’absence d’écriture en Océanie un prétexte pour désigner ces sociétés du Pacifique comme des cultures privées d’Histoire(s). Ce biais occidental niait l’importance pourtant considérable de l’oralité et de la mémoire, de la récitation de mythes et de généalogies, ce qui permettait aux populations océaniennes de créer des repères temporels et de façonner des récits. Dans le même temps, les textes rédigés par les Occidentaux à propos du Pacifique ont construit une vision et un imaginaire stéréotypés de ces îles et de leurs habitant·e·s (à ce sujet, voir par exemple l’article de Clémentine Débrosse sur Segalen)1.

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Des curiosités exotiques au primitivisme

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Cet article a été écrit pour le catalogue de la troisième édition du Bourgogne Tribal Show, 2018.

« Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
Dormir parmi tes fétiches d’Océanie et de Guinée
Ils sont des Christs d’une autre forme et d’une autre croyance »
Guillaume Apolinaire, « Zone », 1913.

Ces vers du poète Guillaume Apollinaire témoignent de son intérêt précoce pour les arts extra-européens. Nous sommes en 1913, à la veille de la première guerre mondiale et le bientôt célèbre recueil de poèmes Alcools, vient de paraître. Apollinaire ne le sait pas encore, mais le regard porté par l’Occident sur les objets du Pacifique est à l’aube d’une double métamorphose qui marquera radicalement l’histoire des arts et des musées ethnographiques. Voir plus

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Une visite à Bikini Bottom – Pourquoi Bob l’Éponge ne nous fait pas rire

Je suis sûre que vous avez déjà entendu parler de cet étrange personnage qu’est Bob l’Éponge. Une éponge, jaune, avec des grands yeux bleus et niais, deux petites dents qui dépassent et un accoutrement bizarre – en tout cas pour une éponge – composé d’un short marron, d’une chemise blanche et d’une cravate rouge.
Allez, personne ne le répètera, on sait tous que lorsque vous étiez petit, vous avez déjà regardé ce dessin animé, Bob l’Éponge, ou vous l’avez même vu à votre insu, parce que votre enfant ou petit-enfant était scotché devant. Voir plus

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Bouleversements environnementaux et changement climatique dans les arts contemporains océaniens

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       Dans l’article de la semaine dernière, CASOAR vous a présenté l’exposition de photographie contemporaine À toi appartient le regard (…) et la liaison infinie entre les choses (musée du quai Branly – Jacques Chirac). Mention fut faite de plusieurs artistes évoquant la question des changements environnementaux, liés à la pollution et au réchauffement climatique. Arrêtons nous aujourd’hui sur quelques œuvres d’art contemporain océanien évoquant elles aussi ces thématiques. Voir plus

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Les masques en écaille de tortue du Détroit de Torres

       Aujourd’hui, CASOAR a décidé de se pencher sur les surprenants masques en écaille de tortue de l’archipel du Détroit de Torres, à présent politiquement rattaché à l’Australie.
Cette région se situe entre la pointe du Cap York du Nord de l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dès 1606, le navire allemand Dyfken « découvre » l’existence de l’archipel. Quelques mois plus tard, Luiz Baes de Torres, qui lui donnera son nom, le traverse avec deux navires. L’un des capitaines, Diego de Prado, remarque l’existence des masques en écaille de tortue. En 1777, James Cook prend possession des terres pour la Couronne anglaise. Un siècle plus tard, en 1871, la London Missionary Society s’installe à Erub, une île de la région orientale. Dans les mêmes années, l’administration australienne interdit toutes les cérémonies. Enfin, en 1888 et en 1898, le biologiste et ethnologue Alfred Cort Haddon se rend dans le Détroit de Torres, à Mabuiag (à l’Ouest de l’archipel). Bien qu’il s’intéressât d’abord à la biologie marine, il entreprit aussi de nombreux travaux à propos des productions et des pratiques artistiques locales. Il rapporta d’ailleurs un nombre important d’objets, aujourd’hui conservés au British Museum et surtout au Museum of Archeology and Anthropology de Cambridge. Voir plus

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George Nuku : Message in a Bottle

 

Fin du XVème siècle :
Les Occidentaux « découvrent » l’Amérique. Ce Nouveau Monde devient celui de tous les fantasmes. Les récits des marins et autres chanceux partis à sa rencontre alimentent un nouvel imaginaire. Celui-ci décrit un monde riche et fertile. Mais il est aussi peuplé d’individus dont on questionne l’humanité et d’étranges chimères aux yeux du Vieux Monde. 

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À propos du VIH/SIDA, Regard sur la Mélanésie

        L’arrivée dans le Pacifique d’explorateurs, de missionnaires, de colons, de marins, de marchands, de touristes, de chercheurs, de la mondialisation, etc. a naturellement conduit à des modifications dans la vie, les comportements et les pratiques des habitants de l’Océanie. Ces changements ont touché jusqu’aux domaines qui nous semblent les plus intimes, comme celui de la sexualité ; prenons un exemple. Les massues subi étaient utilisées, entre autres, sur l’île de Malaita dans l’archipel des Salomon, en Mélanésie. Selon Pierre Maranda1, « subi » signifie « angle », « coude », mais aussi « clitoris ». Voir plus