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De la grotte d’Ouvéa au musée du Quai Branly : l’étrange cas du docteur Jacques et de Mister Chirac, partie 2

       Nous vous avions laissé la semaine dernière en nous arrêtant au milieu des années 1990 sur ce maire de Paris s’improvisant guide de musées, venant de révéler au grand public une passion pour l’art extra-européen portée en lui depuis ses plus jeunes années, une passion qui contrastait fortement avec sa politique en Outre-Mer. Ces deux aspects opposés d’un même personnage allaient prendre encore une toute autre ampleur dans la deuxième moitié des années 1990.

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De la grotte d’Ouvéa au musée du Quai Branly : l’étrange cas du docteur Jacques et de Mister Chirac, partie 1

       26 septembre 2019, quelque part en fin de matinée : la nouvelle vient d’arriver, elle tourne en boucle, les premières réactions des grandes personnalités suivent, les hommages pleuvent, le deuil national est décrété, on accourt dans le musée qui porte maintenant son nom… Jacques Chirac est mort. Voir plus

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1878 : deux regards sur l’Histoire

     C’est un tout petit livre rouge qui ne paye pas de mine. Mais il contient trois choses essentielles : les carnets de campagne d’un artilleur bourguignon, un récit de guerre kanak1 et une présentation d’Alban Bensa. Il est publié par Anacharsis, maison d’édition dont la devise est « Rencontres entre cultures », au sein de la collection Framagouste (qui entend dépasser les « chatoiements d’un exotisme de pacotille »)2 parmi un ensemble de témoignages, de récits de voyage, et de portraits sans fars du colonialisme. Voir plus

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Les Kanak exhibés en marge de l’Exposition coloniale en 1931 : le mythe du « sauvage cannibale »

Cet article est l’adaptation de notre conférence De la Vahiné à Vaiana : mythologies européennes de l’Océanie, des Lumières de la philosophie à celles des projecteurs, qui s’est tenue à l’École du Louvre le 27 mars 2019, dans le cadre de notre partenariat avec le Bureau des Élèves de l’École du Louvre pour le gala « Mythes et Légendes ».

         « Les derniers cannibales des îles océaniennes lointaines et parfumées ! ». Ce sont en ces termes que le journal l’Excelsior du 1er avril 1931 annonce l’exhibition de 111 Kanak1 à Paris à l’occasion de l’Exposition coloniale. Ces derniers sont exhibés au sein du jardin zoologique de Vincennes en marge de l’Exposition officielle. Comme en témoigne la phrase d’accroche voulue spectaculaire de l’Excelsior, les populations Kanak – qui vivent en Nouvelle-Calédonie et par cette distance géographique sont très peu connues des métropolitains – sont alors placées au plus bas de l’ « échelle de l’évolution » par des conclusions pseudo-scientifiques menées notamment par les anthropologues. Voir plus

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À propos du VIH/SIDA, Regard sur la Mélanésie

        L’arrivée dans le Pacifique d’explorateurs, de missionnaires, de colons, de marins, de marchands, de touristes, de chercheurs, de la mondialisation, etc. a naturellement conduit à des modifications dans la vie, les comportements et les pratiques des habitants de l’Océanie. Ces changements ont touché jusqu’aux domaines qui nous semblent les plus intimes, comme celui de la sexualité ; prenons un exemple. Les massues subi étaient utilisées, entre autres, sur l’île de Malaita dans l’archipel des Salomon, en Mélanésie. Selon Pierre Maranda1, « subi » signifie « angle », « coude », mais aussi « clitoris ». Voir plus

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Votre Mission, si toutefois vous l’acceptez…

         Robe mission, robe kanak, robe popinée. Divers noms désignent cette même tenue, la robe portée depuis plus de 150 ans par une grande partie des femmes calédoniennes : c’est d’elle dont nous allons parler sur CASOAR aujourd’hui. Patrick O’Reilly et Jean Poirierécrivent en 1953 une remarque qui frappe par son actualité : «elles mettent des notes très colorées dans la foule calédonienne ». Voir plus

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Moa & Cie : drôles d’oiseaux disparus du Pacifique (Partie 2)

[Cette article est la suite directe de Moa & Cie : drôles d’oiseaux disparus du Pacifique (Partie 1). Pour une meilleure compréhension du propos, nous conseillons aux lecteurs qui ne l’auraient pas déjà fait d’aller d’abord lire la première partie]

      Nous avions laissé nos moa alors qu’ils parcouraient encore librement les forêts de Nouvelle-Zélande et nos paléontologues en proie au doute quant-à pourquoi ils ne les parcouraient plus aujourd’hui. L’heure est maintenant venue d’éclaircir les raisons de la disparition de nos grands oiseaux préférés.

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Le musée de Nouvelle-Calédonie : balade historique avant une ultime métamorphose

        Plus ancien musée fondé sur le Caillou, le musée de Nouvelle-Calédonie conserve des collections rassemblées à partir de la fin du XIXème siècle, dont le plus bel ensemble de sculptures et d’objets kanak, avec le musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris et le Museum for Völkerkunde de Bâle. Avant qu’il ne ferme ses portes pour entamer une grande rénovation, CASOAR vous emmène en balade à travers les salles et vitrines de ce musée emblématique de Nouméa. Voir plus

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Un bambou pour un récit – histoires végétales

     Autrefois assimilés à des bâtons de chef ou de voyageur, plus récemment comparés à des journaux ou encore des bandes dessinées1, les bambous kanak sont des objets tout à fait étonnants qui ont beaucoup intrigué ceux qui ont bien voulu s’y intéresser. En effet, la culture kanak a privilégié la gravure sur bambou pour exprimer les hauts faits de la société, les évènements de la vie quotidienne et rituelle du village mais aussi la rencontre et la promiscuité avec le monde blanc à partir de 1853.  Voir plus

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Le Centre culturel Tjibaou : porte d’entrée sur la culture kanak

      Niché dans la vallée de Tina, au nord-est de Nouméa, le Centre culturel Jean-Marie Tjibaou (CCT pour les initiés) fête cette année ses vingt ans, en concomitance avec l’Accord de Nouméa qui a accompagné son ouverture. Inscrits dans les Accords de Matignon, signés le 26 juin 1988, qui permettent la création de l’Agence de Développement de la Culture Kanak (ADCK), le CCT est le fruit d’une longue demande de reconnaissance de la population kanak, de leur culture et leurs productions matérielles, dont le festival Melanesia 2000 en 1975 a formé le prélude. Profitant d’un séjour de recherche en Nouvelle-Calédonie, votre envoyée spéciale pour CASOAR vous fait (re)découvrir ce lieu devenu un emblème de la culture kanak. Voir plus