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Les Bilum de Nouvelle-Guinée : sacs en ficelle et énergie créatrice féminine

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Un sac de courses. Un sac à main. Un cartable. Une pochette de téléphone portable. Un accessoire à la mode. Un berceau à bébé. Un cadeau de valeur. Un souvenir de voyage. Un marqueur identitaire. Un support de propagande électorale. Un accessoire de danse.
En Nouvelle-Guinée, un même type d’objet peut assurer toutes ces fonctions : le bilum.

Bilum est un mot en tok pisin, qui est le “créole” de l’île, il se retrouve aussi bien en Papouasie Occidentale qu’en Papouasie Nouvelle-Guinée. Il peut se traduire par « sac en ficelle » (string bag)1 et se trouve parfois appelé « sac en filet » (net bag) dans la littérature scientifique.2 Ce mot désigne à la fois l’objet fini mais également la technique de fabrication à partir de boucle, qui est caractéristique de ces sacs.3 Selon le type de bouclage, les mailles peuvent plus ou moins s’étirer et ainsi s’adapter au contenu. Les bilum existent sous différentes formes, selon l’usage et l’utilisateur. Il y a aussi de fortes disparités régionales selon les cultures, ce qui fait qu’il n’y a pas de forme « standard » de bilum.4 Cependant, les sacs féminins sont généralement plus grands que ceux des hommes, car plus adaptés aux activités domestiques.

Malgré son apparence et son appellation, la technique de fabrication d’un bilum ne correspond pas à celle d’un sac filet tel qu’on peut les trouver en Europe. En effet, ces derniers possèdent des mailles qui sont nouées ensemble, alors que dans le cas du bilum, les mailles sont constituées de boucles entrecroisées. En Nouvelle-Guinée, les deux techniques co-existent et les mailles de type filet sont notamment utilisées pour la réalisation de filets de pêche.5

Schéma de construction d’une rangée de boucle et type “eight figure” avec un calibre et détail d’un bilum avec ce type de boucle in BOLTON, J., FYFE, A., 2009, p. 10, p. 8.

Pour sa fabrication, tout commence avec la récolte de l’écorce interne de certaines essences d’arbres. Elles diffèrent selon la zone géographique mais on peut y retrouver par exemple des espèces de la famille de l’hibiscus.6 Il est également possible d’extraire des fibres de certaines plantes de genre agave. Ces végétaux peuvent être spécialement plantés pour cette utilisation. Cette matière première est traitée avec différents processus selon les régions ; « fumée », immergée dans l’eau, battue.7 Les fibres extraites et nettoyées sont ensuite séchées avant de pouvoir passer à l’étape suivante. On va les entortiller puis les rouler avec le plat de la main sur le haut de la cuisse afin d’obtenir des fils. Ils seront ensuite à nouveau entortillés et roulés ensemble pour former des fils à deux brins, plus solides. Cette étape s’apparente à un filage textile. La longueur nécessaire à la réalisation d’un bilum domestique a été évaluée à 435-450 mètres par Maureen A. Mackenzie dans une étude des bilum de Telefol (Province de Sandaun), ce qui représente 44 heures de travail.8 Selon les régions, ces fils sont ensuite teints avec des colorants d’origine naturelle (roucou, curcuma…) ou laissés tel quel.9

Filet de portage, Région East Sepik, fin du XXème siècle, fibres végétales teintes, Mission Philippe Peltier © Musée du Quai Branly

L’introduction de nouveaux matériaux depuis les années 1930 a diversifié le type de fil utilisé. Désormais, les fils de laine acrylique et de nylon sont aussi employés pour la fabrication des bilum.10 Ils présentent l’avantage de demander moins de travail de préparation de la fibre pour la confection du sac et d’exister dans une multitude de couleurs chatoyantes. Ils sont cependant généralement redoublés (deux fils sont roulés ensemble selon la même technique que pour les fibres naturelles) afin d’obtenir des fils plus solides et d’une grosseur standard.11

Ces fils sont ensuite noués selon différentes techniques en fonction de la région, du type de sac et des différentes parties du sac. Les outils utilisés pour la réalisation des boucles sont limités en nombre : des aiguilles droites ou plus récemment à crochet, des calibres pour séparer les rangs de boucles durant la réalisation du sac, éléments indispensables pour réussir à conserver une bonne régularité de taille.12 Le corps et notamment les doigts de la personne qui boucle le fil sont également des instruments indispensables à ne pas oublier.13 Cette vidéo de 5 minutes présente très efficacement les différentes étapes de réalisation d’un sac en ficelle à partir de fibres naturelles. Les commentaires sont ceux de Florence Jaukae Kamel, qui est la directrice de Jaukae Bilum Products, la créatrice d’une coopérative de production de bilum basée à Goroka (Province des Hautes Terres Orientales) mais surtout une artiste reconnue pour avoir développé le “bilumwear”, des pièces vestimentaires réalisées avec la même technique que pour les sacs.

À partir de cette trame de base, il existe une grande variété de techniques afin de créer différentes formes de sacs, différentes types de boucles, mais surtout une infinité de motifs colorés. Sur certains bilum, d’autres éléments sont rajoutés : des plumes d’oiseaux, des coquillages, des noix, des graines, …14

Bilum d’homme, Telefolmin, vers 1963, fibres végétales et plumes, British Museum © The Trustees of the British Museum

Le matériel et la technique nécessaires à la réalisation d’un bilum peuvent sembler simples mais ce n’est pas la façon la plus facile de produire du tissu (au sens large du terme).15 En effet, la réalisation de tels objets demande beaucoup de temps et implique un large répertoire technique. Par exemple, MacKenzie évalue à 163 heures le temps de réalisation total d’un bilum depuis la récolte des fibres jusqu’au produit fini (contre 100 heures lorsque les fils sont directement achetés). La fabrication des bilum est une pratique quasi-exclusivement féminine.16 La connaissance technique de leur fabrication est assez répandue et n’est pas l’apanage de quelques spécialistes. Les techniques de bouclage simples font partie d’un répertoire culturel partagé, dont l’enseignement est facilement accessible.17 Cependant, certaines femmes vont se distinguer par leur dextérité ou leur créativité (surtout au niveau des motifs). La production est réalisée en parallèle de tous les autres travaux dont les femmes ont la charge, durant quelques heures par jour. Ainsi fractionnée, la confection d’un bilum peut prendre entre 6 à 8 semaines.18 Si on rajoute l’investissement économique que représente l’achat de fils synthétiques pour elles, on comprend pourquoi le bilum est un objet précieux. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, il est vendu entre 40 et 120 Kina sur les marchés (soit entre 5 et 30 euros).19 Les femmes réalisent des sacs en ficelle pour les vendre afin de gagner de l’argent et d’assurer leur indépendance économique.20  Elles les réalisent également pour les donner en cadeaux dans leur cercle familial et amical, lors d’échanges plus ou moins formels. En donnant le bilum comme un cadeau, une femme transforme son travail et sa créativité en un réseau de relations sociales sur lesquelles elle peut compter.21

S’ils sont portés par tous en Nouvelle-Guinée, les bilum restent associés à l’idée de la femme et de son travail, qu’ils représentent de manière métonymique.22 Ils sont aussi iconiquement rapprochés du ventre de la femme enceinte par leur capacité expansive. Ces idées de fertilité et de capacité reproductrice des femmes se retrouvent au niveau linguistique, le mot « bilum » en tok pisin désignant également une poche marsupiale ou un placenta humain.23 Les mots désignant les bilum dans les différentes langues de l’île ne portent pas tous les mêmes rapprochements conceptuels. Par exemple, chez les Abelam locuteur du wosera, bilum se traduit wut, ce qui désigne les sacs en ficelle, l’utérus mais aussi certaines parties de la maison des hommes qui est considérée comme un « substitut social d’utérus » par sa capacité à transformer les garçons en hommes initiés.24 Dans la Province des Hautes Terres Orientales, les bilum évoquent plus le transport de surplus de nourriture et la protection des plus jeunes. Les big men et big women sont respectivement appelés dans la langue tairora, nona tua’ora et nona tua naase (big bilum men et big bilum women), ce qui montre leur capacité à protéger les personnes de la même façon qu’un bébé dans le bilum de sa mère et leur capacité à maintenir des alliances grâce à l’échange des surplus alimentaires. Ce sont les aspects protecteurs de la femme et ses capacités de travail horticole qui sont mis en avant à travers les sacs en ficelle.25

Il existe donc des nuances dans la façon de rapprocher certains aspects de la féminité et les bilum à travers l’île. Cependant, l’idée générale de l’association entre les femmes et le bilum reste et est utilisée au niveau national par l’état de Papouasie-Nouvelle-Guinée pour en faire un symbole contemporain de la femme papoue. Le bilum lui permet de relier entre elles les différentes cultures qui composent le pays pour participer à la création d’une identité nationale.26

Femme portant un grand bilum domestique. Source : http://www.gudmundurfridrikssonblog.com/mount-hagen-markets-festivals-and-more/

À un niveau individuel, le bilum contribue à l’identité de genre et sociale des personnes. Les grand bilum à mailles ouvertes, portés sur le front, ont une connotation féminine car leur capacité d’expansion est plus adaptée pour le type de travaux qui rentrent dans les attributions des femmes comme le jardinage et le transport d’enfants. Ils suggèrent aussi un mode de vie rural « ancien » et plus « traditionnel » pour les populations urbaines. Les bilum à mailles resserrés (ce qui cache le contenu du sac) ont une connotation plus masculine, car ils étaient utiles pour transporter des amulettes ou d’autres objets précieux sans qu’ils soient visibles. Dans les milieux urbains, cette distinction tend à s’effacer et on peut voir les femmes porter des sacs en ficelle rectangulaires à boucles serrées sur l’épaule. En effet, les bilum à boucles serrées sont plus adaptés à ce mode de vie. On porte les bilum sur l’épaule ou autour du cou de façon à se protéger des pickpockets, ils sont de tailles plus réduites car ils servent à transporter son téléphone portable, son argent, sa bible, ses cigarettes, …27 Anderson suggère que l’essor de sacs plus petits soit également lié aux besoins des jeunes femmes en milieu urbain. En effet, vu qu’elles possèdent un cercle social souvent plus étendu que dans les milieux ruraux, elles ont besoin de pouvoir les réaliser plus rapidement afin de pouvoir en donner un plus grand nombre autour d’elles.28

Florence Jaukae Kamel (Jaukae Bilum Products), Gilda Lasibori (Bilum Export promotion association), Barbara Pagasa (créatrice de bilum) source : https://pcf.org.nz/news/2018-04-06/bilum-bags-a-hit-at-pasifika

Ce type de sac en ficelle à boucles serrées est aussi plus propice à la réalisation de motifs colorés complexes, qui sont un élément primordial du bilum. En effet, la beauté du motif est un critère important pour le porteur du sac. Ces motifs peuvent être divisés en trois catégories : les motifs traditionnels (qui sont propres à chaque culture, et que l’on ne peut pas copier s’il on n’en possède pas le droit), les motifs modernes (qui sont plus ou moins libres de droit, leur origine précise n’est pas connue) et les motifs nouveaux.29 La popularité de ces catégories de motifs dépend de la région, certaines restent plus attachées aux motifs traditionnels alors que d’autres valorisent l’inventivité. Les femmes sont alors constamment à la recherche de motifs nouveaux et remarquable, et ceux qui ont du succès peuvent se diffuser assez rapidement car certaines créatrices de bilum sont capables de reproduire un motif après l’avoir vu une seule fois.30 Les noms des motifs modernes sont issus de la culture contemporaines (« soccer ball », « noodles », « chrismas tree »…) mais les motifs en eux-mêmes sont en général abstraits et tapissants. Les sacs avec des motifs de marques ou de drapeau sont très prisés. Le choix des motifs et des couleurs de fils est soumis à de véritables effets de mode, même si certaines couleurs, comme celles présentes sur le drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (rouge, jaune, noir), restent très populaires.

Avoir un beau bilum est important pour son prestige social. Il doit tout d’abord être propre. Les parents font en sorte que le sac des écoliers soit toujours très propre, et il en va de même pour les jeunes hommes et jeunes femmes en particulier et pour le reste de la société en général. L’impératif est cependant moins fort pour les générations les plus âgées. Arborer un bilum sale expose à des remarques de la part de ses proches ou de ses collègues et compromet la réputation du porteur, mais aussi de ses proches. En ville, si l’on arbore un sac caractéristique de la région d’où l’on vient, il faut le porter de manière à mettre en valeur sa région d’origine. Les sacs en ficelles sont généralement lavés à la main, la machine à laver ayant la réputation de les abîmer.31 À cet impératif de propreté, s’ajoute celui de l’aspect « neuf » du sac, c’est-à-dire non décoloré ou déformé. Afin de satisfaire ces critères, il faut souvent obtenir de nouveaux bilum. Selon Garnier, cette consommation peut être estimée à environ un sac par an pour quelqu’un d’âge moyen.32  Cette demande explique pourquoi le secteur de la création de bilum est très dynamique en Nouvelle-Guinée et comment il peut être sujet à des effets de mode.

Ái Vuong, Bilum de cérémonie au Goroka show, 2018 © The Asia Foundation

Si les jeunes gens sont particulièrement concernés par ces impératifs propreté et de nouveauté, c’est par ce que les bilum sont des moyens de séduction. Posséder un sac avec de beaux motifs voyants est une bonne méthode pour attirer l’attention sur soi et pour engager la conversation. En ville, cela concerne les hommes comme les femmes. Une fois le mariage passé, les sacs en ficelle servent ensuite à afficher la prospérité du nouveau foyer et le statut social des personnes. Quand on devient plus âgé, porter un sac aussi attrayant que celui des jeunes serait un peu déplacé. Les réseaux sociaux sont actuellement un moyen de s’afficher avec tel ou tel sac en fonction de l’image de soi que l’on veut donner.33 Il est aussi intéressant de souligner que l’on utilise des bilum différents en fonction des événements et qu’il existe des sacs « quotidien » et d’autres « de fête ».34

En Nouvelle-Guinée, les bilum sont des objets omniprésents et indispensables au quotidien, des sacs « traditionnels » caractéristiques qui résistent toujours à la concurrence d’autres produits importés et dont la technique se perpétue au sein des nouvelles générations de femmes, qu’elles soient issues de milieux ruraux ou urbains. La présence de ces sacs y compris en ville affirme la persistance d’anciennes pratiques au sein des évolutions de la société papoue. Mieux, les échanges mondiaux, sous la forme des fils acryliques colorés dans ce cas, ont permis l’épanouissement de la production des sacs en ficelle sous la forme d’un élargissement du répertoire iconographique et de l’évolution des formes. Contrairement à d’autres types de créations artistiques (comme la peinture), la production est principalement destinée au marché intérieur.35 Seuls quelques faibles échos du grand dynamisme du bilum contemporain parviennent jusqu’en Europe. En effet, les sacs en ficelle se font très discrets dans les musées français et restent méconnus du grand public alors qu’ils sont sans doute à l’heure actuelle la production la plus représentative de la création artistique contemporaine en Papouasie-Nouvelle-Guinée et surtout du goût de ses habitants.

Morgane Martin

Image à la une : Alberto Ricci, bilum modernes en fibres synthétiques, collection particulière. Reproduit dans GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch. Montage par l’auteur de l’article.

1 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 8.

2 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 11.

3 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 253.

4 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 19.

5 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 11.

6 GARNIER, 2016, p.15. Pour plus de précisions sur le nom des espèces employées, voir BOLTON, J., FYFE, A., 2009,  Knots, Loops & Braids : an examination of fibre craft technique in the Upper Sepik and Central New Guinea, [en ligne] site web du Upper Sepik-Central New Guinea Project, https://www.uscngp.com/papers, p. 4.

7 BOLTON, J., FYFE, A., 2009.  Knots, Loops & Braids : An Examination of Fibre Craft Technique in the Upper Sepik and Central New Guinea, [en ligne] site web du Upper Sepik-Central New Guinea Project, https://www.uscngp.com/papers, p. 4.

8 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p.77

9 BOLTON, J., FYFE, A., 2010, String bag patterns and colour dyes of the upper Sepik basin and Border Mountains, [en ligne] site web du Upper Sepik-Central New Guinea Project, URL : https://www.uscngp.com/papers, p. 3.

10 ANDERSON, B., 2015. “Style and Self Making : String Bag Production in the Papua New Guinea Highlands”. In Anthropology Today, vol. 31, n°5, p. 17.

11 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 15.

12 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 13.

13 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 69.

14 BOLTON, J., FYFE, A., 2009.  Knots, Loops & Braids : An Examination of Fibre Craft Technique in the Upper Sepik and Central New Guinea, [en ligne] site web du Upper Sepik-Central New Guinea Project, https://www.uscngp.com/papers, pp. 5-6.

15 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 69.

16 Il existe selon Garnier de petit sacs confectionnés par les hommes mais leur production est une activité très marginale.
GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch,p. 19.

17 ANDERSON, B., 2015. “Style and Self Making : String Bag Production in the Papua New Guinea Highlands”. In Anthropology Today, vol. 31, n°5, p. 17.

18 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 78.

19 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 13.

20 COCHRANE, S., 2009. “Bilum Breakout : Fashion, Artworld, National Pride”. In Artlink, vol. 29, n°2, p. 63.

21 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 14.

22 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, 1986, p. 14.

23 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 253.

24 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 254.

25 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 255.

26 MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University, p. 256.

27 ANDERSON, B., 2015. “Style and Self Making : String Bag Production in the Papua New Guinea Highlands”. In Anthropology Today, vol. 31, n°5, p. 16.

28 ANDERSON, B., 2015. “Style and Self Making : String Bag Production in the Papua New Guinea Highlands”. In Anthropology Today, vol. 31, n°5, p. 20.

29 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 55.

30 ANDERSON, B., 2015. “Style and Self Making : String Bag Production in the Papua New Guinea Highlands”. In Anthropology Today, vol. 31, n°5, p. 17.

31 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 43.

32 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 47.

33 ANDERSON, B., 2015. “Style and Self Making : String Bag Production in the Papua New Guinea Highlands”. In Anthropology Today, vol. 31, n°5, p. 18.

34 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 49.

35 GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch, p. 57.

 

Bibliographie :

  • ANDERSON, B., 2015. “Style and Self Making : String Bag Production in the Papua New Guinea Highlands”. In Anthropology Today, vol. 31, n°5, pp. 16-20.
  • BOLTON, J., FYFE, A., 2009.  Knots, Loops & Braids : An Examination of Fibre Craft Technique in the Upper Sepik and Central New Guinea, [en ligne] site web du Upper Sepik-Central New Guinea Project, https://www.uscngp.com/papers
  • BOLTON, J., FYFE, A., 2010. String Bag Patterns and Colour Dyes of the Upper Sepik Basin and Border Mountains, [en ligne] Site web du Upper Sepik-Central New Guinea Project,  https://www.uscngp.com/papers
  • COCHRANE, S., 2009. “Bilum Breakout : Fashion, Artworld, National Pride”. In Artlink, vol. 29, n°2, pp. 62-65.
  • GARNIER, N., 2016. Bilum : sacs en ficelle et sociétés en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Issoudun, Musée de l’Hospice Saint-Roch.
  • MACKENZIE, M., 1986. The Bilum is the Mother of Us All : An Interpretative Analysis of the Social Value of the Telefol Looped String Bag. Master Thesis, The Australian National University.

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