1 Commentaire

Tinpis Run : Sur la route de Papouasie-Nouvelle-Guinée

Tinpis Run est souvent présenté comme le premier film de fiction de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Bien que les premiers films réalisés par des autochtones notamment à Port Moresby, la capitale, remontent aux années 1970, Tinpis Run est le film culte du cinéma papou-néo-guinéen. Ce road movie en Tok Pisin sous-titré en anglais et français réalisé en 1991 par Pengau Nengo connaît un certain succès à l’internationale. Le film est nominé au Festival international du film de Locarno et au Festival international du film de Valladolid. Il reçoit une mention spéciale au Festival international du film de Rotterdam en 1991 ainsi que le prix du Meilleur acteur au festival Balafon en 1996.  Alors cette semaine, en route pour ce road movie plein d’humour et de poésie !  Voir plus

0 Commentaire

La dégradation des sculptures du parlement : retour sur un épisode iconoclaste en Papouasie-Nouvelle-Guinée

En décembre 2013, le président du parlement néo-guinéen, Theodore Zibang Zurenuoc, cause une vive émotion dans le pays. Armé d’une hache, il s’attaque au linteau ornant le fronton du parlement, endommageant de façon irréversible les sculptures qui le composent. Si de nombreuses voix s’élèvent alors en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour commenter cet épisode, toutes ne s’opposent pas aux actions du président, mettant ainsi en lumière les débats qui agitent le pays et son rapport au christianisme. Voir plus

commentaires

Les Bilum de Nouvelle-Guinée : sacs en ficelle et énergie créatrice féminine

*Switch language to english for english version of the article*

Un sac de courses. Un sac à main. Un cartable. Une pochette de téléphone portable. Un accessoire à la mode. Un berceau à bébé. Un cadeau de valeur. Un souvenir de voyage. Un marqueur identitaire. Un support de propagande électorale. Un accessoire de danse.
En Nouvelle-Guinée, un même type d’objet peut assurer toutes ces fonctions : le bilum.

Voir plus

0 Commentaire

L’œuvre de Behrouz Boochani : comment représenter la souffrance ?

*Switch language to english for english version of the article*

« Comment puis-je décrire la souffrance d’un père qui est séparé de sa femme et de ses enfants pendant six ans ?
Comment puis-je décrire une mère qui voit ses petits enfants grandir pendant six ans dans un camp de prisonniers ?
Comment puis-je décrire un jeune homme qui était plein de vie mais qui a perdu la possibilité de poursuivre ses études, de trouver l’amour, qui a perdu sa santé, sa famille, son espoir, qui a perdu de nombreuses opportunités que vous considérez comme acquises ? »1
Behrouz Boochani, TedxSydney L’écriture est un acte de résistance.

Voir plus

0 Commentaire

Sir Michael Somare: l’homme derrière l’indépendance

*Switch language to english for english version of the article*

“Il est grand temps que le peuple de ce pays relève la tête… et ait de la fierté dans son pays. Si ce n’est pas maintenant, quand ?”1

Le 26 février 2021 décède l’une des personnalités du Pacifique les plus importantes du XXème siècle. Michael Somare, premier ministre de la Papouasie Nouvelle-Guinée (PNG) durant dix-sept ans et ayant exercé quatre mandats différents, considéré comme le père de la nation papoue et artisan de l’indépendance du pays, s’éteint à Port Moresby, après une longue maladie. Voir plus

0 Commentaire

Covid-19 : point sur la situation en Papouasie-Nouvelle-Guinée

*Switch language to english for english version of the article*

Alors qu’un nouveau confinement débute en France, beaucoup envient les Australiens et Néo-Zélandais qui peuvent depuis plusieurs semaines profiter des bars, restaurants et même boites de nuit. Cependant, la situation n’est pas partout la même dans le Pacifique. La situation est particulièrement préoccupante en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG). Retour cette semaine sur les dernières actualités de la crise sanitaire. 

Voir plus

commentaires

Un substitut, oui mais de quoi ? Les têtes trophées du Golfe de Papouasie

Un substitut de tête trophée à quoi cela correspond ? L’anthropologue suisse Paul Wirz écrit un article à ce sujet mais conclue que le terme peut être difficilement défini.1 Lors de son séjour le long de la côte sud de l’île de Nouvelle-Guinée, il collecte un important corpus de substituts de têtes trophées qui sont le point de départ de réflexion de ses articles. Ce corpus établi sous cette bannière de substituts rassemble cependant des sculptures tout à fait variées. La plupart sont réalisées en bois ou plus rarement en tapa. Ces objets posent la question de la classification et la catégorisation. Comment définir ces objets ? Pourquoi utiliser le terme de substitut de tête trophée s’il est impossible de clairement le définir ? Ces questions prennent sens lorsque l’on place ces substituts de têtes trophées dans un contexte plus large. Voir plus

0 Commentaire

Les « phantomatiques » boucliers de la Wahgi – Deuxième partie

Presque cinquante ans après que les guerriers du Mont Hagen ont détruit leurs armes par le feu1, la vallée de la Wahgi, dans les Hautes-Terres orientales de Nouvelle-Guinée, voit le nouvel essor des boucliers de guerre qui avaient quasiment cessé d’être construits ou avaient été saisis par les policiers.2 Nous sommes au milieu des années 1980. La région est le théâtre de violents conflits locaux3 qui encouragent la reprise de la production, avec parfois des changements révélateurs dans leur réalisation : Voir plus

1 Commentaire

« Cannibal Tours » : Cannibalisme, tourisme et capitalisme

« Il n’y a rien de plus étrange,
dans une terre étranger,
que l’étranger qui vient
la visiter »
Dennis O’Rourke

« Imaginez-vous soudain, débarquant, entouré tout votre attirail, seul sur une grève tropicale, avec, tout à côté, un village d’indigènes, tandis que l’embarcation qui vous a amené cingle au large pour bientôt disparaître. »1

Voir plus

0 Commentaire

« Visual repatriation » : déterminer un présent pour le passé

*Switch language to english for english version of the article*

        Comme l’affirme Elizabeth Edwards, « la visual repatriation consiste, à bien des égards, à déterminer un présent pour les photographies historiques, en réalisant leur « potentiel à créer de nouveaux récits » qui permettent de comprendre combien ce passé est pertinent pour le présent et de répondre aux besoins de ce présent. »1 Edwards explique que la visual repatriation – terme anglais consacré qui se traduirait en français par « rapatriement visuel » – est tout d’abord un moyen pour les autochtones comme pour les détenteurs de collections, de faire la lumière sur un des groupes de photographies, généralement prises aux XIXème et XXème siècles, mais aussi d’obtenir des renseignements sur ces photographies. Plus important encore, on peut considérer que la visual repatriation est un moyen de créer des récits qui permettent de créer un pont entre le passé et le présent. Voir plus