0 Commentaire

Exotic ?

“Exotisme, qu’est-ce que ce mot peut bien signifier pour une conscience, un intellect, un esprit, une âme à notre époque, c’est à dire en 2020 dans une région du monde totalement confinée par la présence d’un agent étranger du nom de Covid 19, ce qui pourrait être présenté comme un agent exotique,  quelque chose qui vient d’ailleurs, qui ne nous ressemble pas, mais malheureusement cet agent exotique semble bien décidé à nous faire entendre autre chose, une nouvelle version de l’exotisme, sur nos rapports humains et voire même sur ce que l’Occident et l’Europe en particulier ont toujours eu comme rapport avec ces autres pays qu’ils qualifiaient avec leur complexe de supériorité.”

Denis Pourawa, Extrait de “Poésie sonore des gouffres”, Paris, mai 2020.

Voir plus

0 Commentaire

Des curiosités exotiques au primitivisme

*Switch language to english for english version of the article*

Cet article a été écrit pour le catalogue de la troisième édition du Bourgogne Tribal Show, 2018.

« Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
Dormir parmi tes fétiches d’Océanie et de Guinée
Ils sont des Christs d’une autre forme et d’une autre croyance »
Guillaume Apolinaire, « Zone », 1913.

Ces vers du poète Guillaume Apollinaire témoignent de son intérêt précoce pour les arts extra-européens. Nous sommes en 1913, à la veille de la première guerre mondiale et le bientôt célèbre recueil de poèmes Alcools, vient de paraître. Apollinaire ne le sait pas encore, mais le regard porté par l’Occident sur les objets du Pacifique est à l’aube d’une double métamorphose qui marquera radicalement l’histoire des arts et des musées ethnographiques. Voir plus

0 Commentaire

Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 2)

“[…] Yes, I am there to welcome you … we lament the dead
I wait for the whaikorero to start,
Yes, you acknowledge me, and I you
I wait for the tamariki, they on my paepae
Yes, I cry, for they fill me with pride and hope
I wait for the rhythm of the kapahaka…
Yes, I can dance along … I know your songs
I wait for the smell of the kei to emerge from the ground,
Yes, I will eat with you and you with me
We feed a need to perpetuate the past and the present
And in doing so we bring forth Rongomatane and Papatuanuku
So who invited Tu ?”
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds

Voir plus

0 Commentaire

Hinemihi o te Tawhito dans le Surrey : conserver un bien culturel en exil (partie 1)

“I am the house
Feeling the cold… my korowai taken from me
and I shudder in the grip of this sharp wind
Were you not stoking the fires
Keeping me warm
I was holding fort
You holding forth
Is the past too harder a task…I ask
And I wait as I do… …as I have… …as I will
As you come in your hundreds, thousands
Year after year we have shared the air
Embraced by the uri of Nga Hau e wha
I wait for the karanga to take you to the sky […]”
So who invited tu ?, Rosanna Raymonds Voir plus

0 Commentaire

L’étude des techniques en anthropologie : brève introduction

       L’anthropologie des techniques est un pan de la science de l’étude de l’Homme qui s’intéresse à l’Histoire et aux usages des faits techniques en tant qu’actions de l’Homme sur la matière, ce qui en fait une technologie au sens propre du terme1 . Elle concerne, par exemple, l’étude des moyens mis en œuvre et du processus pour abattre un arbre, mais également des problématiques beaucoup plus contemporaines comme le processus d’interaction d’un individu avec un ordinateur lors de sa mise en fonctionnement2. L’intérêt pour l’étude technologique a toujours existé au sein de la discipline, voire même dans certains récits de voyageurs qui précèdent son apparition, cependant elle n’a pas toujours été envisagé avec les mêmes enjeux ni le même intérêt. Voir plus

0 Commentaire

La série TV Cleverman : quand la culture aborigène rencontre la science-fiction

      Dans un futur proche, une Australie ultra-moderne et sécuritaire découvre l’existence sur son territoire d’une autre espèce anthropomorphe qui vivait sur l’île-continent depuis plus longtemps que tous les autres habitants. Cette nouvelle espèce est appelée     « hairies » en raison de son apparence physique. Car, s’ils sont globalement physiquement similaires aux Hommes, une forte pilosité, proche d’une fourrure, recouvre l’ensemble de leur corps et de leur tête. Mais ils se différencient surtout par une force physique et une espérance de vie de très loin supérieures à l’espèce humaine. Une  « apparition » qui n’est pas sans conséquences…

Voir plus

0 Commentaire

Rencontre par-delà la mort : le rambaramp au musée

       En parcourant l’espace dédié aux collections océaniennes du Musée du Quai Branly – Jacques Chirac selon le sens consacré (c’est-à-dire en le remontant vers la droite depuis l’entrée), le visiteur finira immanquablement par déboucher dans l’espace présentant les collections issues de l’Archipel du Vanuatu, marqué par l’imposante présence des tambours à fente. À partir de là, il fait alors face à un embranchement ; aller à gauche et se diriger vers l’alignement de flèches faîtières et d’appliques de chambranles kanak ou bien laisser sa curiosité le porter vers l’intrigante ouverture sombre qui s’ouvre à sa droite ? Voir plus

1 Commentaire

Rambaramp, les effigies funéraires du Vanuatu

       Les effigies funéraires du Vanuatu ou rambaramp sont des habituées des collections et des vitrines de musées. De très nombreuses institutions et personnes privées conservent à travers le monde ces « objets » pourtant majoritairement originaires de la partie sud d’une seule île de l’archipel du Vanuatu, en Mélanésie ; l’île de Malekula. Si les guillemets sont de mise pour les qualifier d’objets, c’est que sa nature et sa fonction sont tout à fait particulières, comme cet article tentera d’en faire la démonstration. Voir plus