0 Commentaire

« Et une fois de plus, Viot repart pour les Tropiques » *

*Switch language to english for english version of the article*

Cet article a été écrit pour le catalogue de la troisième édition du Bourgogne Tribal Show, 2018.

      « Poète sans maison d’édition ni travail »1, Jacques Viot entre dans la sphère des galeries parisiennes et, plus particulièrement, du milieu surréaliste dans les années 20. Il représente alors des artistes comme Joan Miró. Mais après avoir travaillé pour plusieurs artistes et galeries et à force de dettes, Viot prend la mer pour rejoindre le Pacifique en 1926. De retour à Paris en 1928, Viot recontacte Pierre Loeb – galeriste parisien depuis 1924 – avec qui il avait travaillé avant son départ et lui propose de partir dans les mers du sud à son compte afin de rapporter des objets alors en vogue, notamment chez les surréalistes. Voir plus

commentaires

Les « Hommes de boue » Asaro des Hautes-Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée

     Les masques sont suffisamment rares dans la région centrale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, bien connue sous le nom de Hautes-Terres, pour que les quelques groupes qui en produisent soient remarqués. Les habitants de la région du fleuve Asaro, près de Goroka, n’y font pas exception et bénéficièrent même d’une attention du grand public rarement égalée par d’autres sociétés de Mélanésie, et même, osons le dire, d’un véritable feu des projecteurs – au point d’être sponsorisés par de puissantes firmes internationales. Pourquoi donc ? Voir plus

0 Commentaire

« Le Monde en Tête » d’Antoine de Galbert au Musée des Confluences de Lyon

         En 2017, Antoine de Galbert, collectionneur et fondateur de la Maison Rouge à Paris, offre au Musée des Confluences de Lyon 520 coiffes et autres objets de sa collection. À cette occasion, le musée a sélectionné 335 coiffes, chapeaux, masques, parures de tête et 5 costumes, pour les présenter au public de juin 2019 à mars 2020. Voir plus

0 Commentaire

Les masques en écaille de tortue du Détroit de Torres

       Aujourd’hui, CASOAR a décidé de se pencher sur les surprenants masques en écaille de tortue de l’archipel du Détroit de Torres, à présent politiquement rattaché à l’Australie.
Cette région se situe entre la pointe du Cap York du Nord de l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dès 1606, le navire allemand Dyfken « découvre » l’existence de l’archipel. Quelques mois plus tard, Luiz Baes de Torres, qui lui donnera son nom, le traverse avec deux navires. L’un des capitaines, Diego de Prado, remarque l’existence des masques en écaille de tortue. En 1777, James Cook prend possession des terres pour la Couronne anglaise. Un siècle plus tard, en 1871, la London Missionary Society s’installe à Erub, une île de la région orientale. Dans les mêmes années, l’administration australienne interdit toutes les cérémonies. Enfin, en 1888 et en 1898, le biologiste et ethnologue Alfred Cort Haddon se rend dans le Détroit de Torres, à Mabuiag (à l’Ouest de l’archipel). Bien qu’il s’intéressât d’abord à la biologie marine, il entreprit aussi de nombreux travaux à propos des productions et des pratiques artistiques locales. Il rapporta d’ailleurs un nombre important d’objets, aujourd’hui conservés au British Museum et surtout au Museum of Archeology and Anthropology de Cambridge. Voir plus

0 Commentaire

Les Talipun de Papouasie-Nouvelle-Guinée

          Les talipun font partie des monnaies traditionnelles les plus célèbres d’Océanie. Ces objets hétéroclites et insolites, qui étaient fabriqués en Papouasie Nouvelle-Guinée, sont composés d’une coquille partiellement ajourée du gastéropode turbo, connu sous le nom commun de ruban vert et sous le nom scientifique de turbo marmoratus. Une autre partie,  présentant  une  figure tressée en fibres – ou plus rarement, sculptée dans du bois –, est rehaussée de pigments et bordée de plumes du grand oiseau endémique de Papouasie-Nouvelle-Guinée, que vous connaissez désormais bien sous le nom de casoar.
Voir plus

0 Commentaire

Faire l’expérience du beau : le masque Hemlout de Nouvelle-Bretagne

      En vous promenant sur le plateau des collections permanentes du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, peut-être aurez vous remarqué un étrange masque coloré composé de deux cônes en vannerie surmontés d’une ombrelle imposante.

        Il s’agit d’un masque Hemlout1 (ou Hemloüt2) confectionné par des hommes Sulka, population de l’est de la Nouvelle-Bretagne (politiquement rattachée à la Papouasie-Nouvelle-Guinée3). Voir plus

commentaires

Le regard malagan

     La Nouvelle-Irlande est riche de nombreuses traditions sculptées. L’une d’entre elles, appelée malagan, a particulièrement marqué les esprits avant nous et continue de nous frapper encore aujourd’hui. L’éventail d’œuvres (sculptures, masques, éléments tressés, crânes surmodelés) au sein de cette tradition est vaste. Les mieux connues, car particulièrement impressionnantes, sont certainement de spectaculaires effigies en bois sculpté et peint où s’imbriquent et se côtoient formes humaines, animales ou végétales terrestres et marines. Voir plus

0 Commentaire

La bascule des montagnes

*Switch language to english for english version of the article*

Cet article a été écrit pour le catalogue de la troisième édition du Bourgogne Tribal Show, 2018.

    C’est en 1926, qu’un jeune australien, Michael Leahy, 24 ans, débarque pour la première fois en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il est attiré, comme de nombreux autres, par l’or facile de la mine d’Edie Creek. Loin d’être un El Dorado, l’île est alors un poids pour l’administration australienne des années 1920 qui vient d’hériter de ces terres allemandes suite au traité de Versailles. Le climat chaud et humide de la Nouvelle-Guinée et la prétendue pauvreté de son sol dissuade le gouvernement d’investir dans ce nouveau territoire sous-tutelle dont la seule richesse semble être sa population, devenue une main d’œuvre bon marché pour les planteurs et les mineurs coloniaux. Voir plus

0 Commentaire

Du fusil à la caméra : la photographie en contexte colonial

        Cette semaine, CASOAR s’intéresse au statut de la photographie en contexte colonial. Il s’agit de comprendre toutes les implications que recouvrent le fait de réaliser des images des territoires et des populations colonisés. Pour questionner les liens entre contexte colonial et photographie, nous nous pencherons sur le cas de la Nouvelle-Guinée. Voir plus

0 Commentaire

À propos du VIH/SIDA, Regard sur la Mélanésie

        L’arrivée dans le Pacifique d’explorateurs, de missionnaires, de colons, de marins, de marchands, de touristes, de chercheurs, de la mondialisation, etc. a naturellement conduit à des modifications dans la vie, les comportements et les pratiques des habitants de l’Océanie. Ces changements ont touché jusqu’aux domaines qui nous semblent les plus intimes, comme celui de la sexualité ; prenons un exemple. Les massues subi étaient utilisées, entre autres, sur l’île de Malaita dans l’archipel des Salomon, en Mélanésie. Selon Pierre Maranda1, « subi » signifie « angle », « coude », mais aussi « clitoris ». Voir plus