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Visual repatriation: creating a present for the past

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        As Elizabeth Edwards has argued, visual repatriation is, in many ways, about finding a present for historical photographs, realising their ‘potential to seed a number of narratives’ through which to make sense of that past in the present and make it fulfil the needs of the present.”1 Edwards explains how visual repatriation is first a way for both Indigenous people and collections holders to shed light on groups of photographs, usually taken in the 19th and 20th centuries, and try to get information about these photographs. More importantly, visual repatriation can be said to allow one to generate narratives which bridge the gap between past and present. Read More

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“And Viot once again left for the Tropics” *

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This article was first written for the catalogue of the Bourgogne Tribal show's third edition in 2018.

      “A poet without a publishing house or work”1Jacques Viot entered the world of Parisian galleries and, more particularly, the surrealist scene in the 1920s. He represented artists like Joan Miró. After working for several artists and galleries and being deep in debt, Viot sailed the Pacific in 1926. After coming back to Paris in 1928, he got back in touch with Pierre Loeb who had had a gallery in Paris since 1924. Viot had worked with him before his departure. Viot suggested that he go to the South Seas in order to bring back objects that were fashionable at the time, particularly among surrealists. Read More

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Les « Hommes de boue » Asaro des Hautes-Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée

     Les masques sont suffisamment rares dans la région centrale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, bien connue sous le nom de Hautes-Terres, pour que les quelques groupes qui en produisent soient remarqués. Les habitants de la région du fleuve Asaro, près de Goroka, n’y font pas exception et bénéficièrent même d’une attention du grand public rarement égalée par d’autres sociétés de Mélanésie, et même, osons le dire, d’un véritable feu des projecteurs – au point d’être sponsorisés par de puissantes firmes internationales. Pourquoi donc ? Read More

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« Le Monde en Tête » d’Antoine de Galbert au Musée des Confluences de Lyon

         En 2017, Antoine de Galbert, collectionneur et fondateur de la Maison Rouge à Paris, offre au Musée des Confluences de Lyon 520 coiffes et autres objets de sa collection. À cette occasion, le musée a sélectionné 335 coiffes, chapeaux, masques, parures de tête et 5 costumes, pour les présenter au public de juin 2019 à mars 2020. Read More

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Les masques en écaille de tortue du Détroit de Torres

       Aujourd’hui, CASOAR a décidé de se pencher sur les surprenants masques en écaille de tortue de l’archipel du Détroit de Torres, à présent politiquement rattaché à l’Australie.
Cette région se situe entre la pointe du Cap York du Nord de l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dès 1606, le navire allemand Dyfken « découvre » l’existence de l’archipel. Quelques mois plus tard, Luiz Baes de Torres, qui lui donnera son nom, le traverse avec deux navires. L’un des capitaines, Diego de Prado, remarque l’existence des masques en écaille de tortue. En 1777, James Cook prend possession des terres pour la Couronne anglaise. Un siècle plus tard, en 1871, la London Missionary Society s’installe à Erub, une île de la région orientale. Dans les mêmes années, l’administration australienne interdit toutes les cérémonies. Enfin, en 1888 et en 1898, le biologiste et ethnologue Alfred Cort Haddon se rend dans le Détroit de Torres, à Mabuiag (à l’Ouest de l’archipel). Bien qu’il s’intéressât d’abord à la biologie marine, il entreprit aussi de nombreux travaux à propos des productions et des pratiques artistiques locales. Il rapporta d’ailleurs un nombre important d’objets, aujourd’hui conservés au British Museum et surtout au Museum of Archeology and Anthropology de Cambridge. Read More

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Les Talipun de Papouasie-Nouvelle-Guinée

          Les talipun font partie des monnaies traditionnelles les plus célèbres d’Océanie. Ces objets hétéroclites et insolites, qui étaient fabriqués en Papouasie Nouvelle-Guinée, sont composés d’une coquille partiellement ajourée du gastéropode turbo, connu sous le nom commun de ruban vert et sous le nom scientifique de turbo marmoratus. Une autre partie,  présentant  une  figure tressée en fibres – ou plus rarement, sculptée dans du bois –, est rehaussée de pigments et bordée de plumes du grand oiseau endémique de Papouasie-Nouvelle-Guinée, que vous connaissez désormais bien sous le nom de casoar.
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Faire l’expérience du beau : le masque Hemlout de Nouvelle-Bretagne

      En vous promenant sur le plateau des collections permanentes du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, peut-être aurez vous remarqué un étrange masque coloré composé de deux cônes en vannerie surmontés d’une ombrelle imposante.

        Il s’agit d’un masque Hemlout1 (ou Hemloüt2) confectionné par des hommes Sulka, population de l’est de la Nouvelle-Bretagne (politiquement rattachée à la Papouasie-Nouvelle-Guinée3). Read More

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Le regard malagan

     La Nouvelle-Irlande est riche de nombreuses traditions sculptées. L’une d’entre elles, appelée malagan, a particulièrement marqué les esprits avant nous et continue de nous frapper encore aujourd’hui. L’éventail d’œuvres (sculptures, masques, éléments tressés, crânes surmodelés) au sein de cette tradition est vaste. Les mieux connues, car particulièrement impressionnantes, sont certainement de spectaculaires effigies en bois sculpté et peint où s’imbriquent et se côtoient formes humaines, animales ou végétales terrestres et marines. Read More

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The Other Side of Mountains

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This article was first written for the catalogue of the third edition of the Bourgogne Tribal Show, 2018.

     It was in 1926 that a young 24-year-old Australian arrived in Papua New Guinea for the first time. Like many others, he was attracted by the easy gold of Edie Creek mine. Far from being an El Dorado, the island was a burden for the Australian administration of the 1920s which had just acquired these German lands as a result of the Versailles Treaty. The hot and humid climate of New Guinea and the supposed poverty of its soil dissuaded the government from investing in this new mandated territory, whose only wealth seemed to have been its population who had become cheap labour for planters and colonial miners. Read More

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Du fusil à la caméra : la photographie en contexte colonial

        Cette semaine, CASOAR s’intéresse au statut de la photographie en contexte colonial. Il s’agit de comprendre toutes les implications que recouvrent le fait de réaliser des images des territoires et des populations colonisés. Pour questionner les liens entre contexte colonial et photographie, nous nous pencherons sur le cas de la Nouvelle-Guinée. Read More