Tous les sarcophages n’abritent pas des pharaons

        Les bombes nucléaires américaines tombèrent sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki le 6 et le 9 août 1945. Elles sonnèrent le glas de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), mais ouvrirent la voie à la Guerre froide (1947-1991) dont les deux protagonistes majeurs furent les États-Unis et l’Union soviétique. Entre 1945 et 1961, ces deux camps menèrent de nombreuses expérimentations dans le but de détenir en premier la bombe atomique la plus puissante. C’est dans ce contexte que les États-Unis engagèrent, de 1946 à 1958, une soixantaine d’essais nucléaires sur plusieurs atolls des Îles Marshall, archipel micronésien sous le joug américain suite à la victoire des Alliés et ce jusqu’à son indépendance en 1986.
CASOAR vous propose aujourd’hui de revenir sur l’une des ruines de ces expériences, le dôme de Runit, situé sur l’atoll d’Enewetak, aux Îles Marshall.

Un point sur la carte, un point sur la situation

Iles Marshall
Carte des Îles Marshall. © CASOAR

       Les Américains débarquèrent sur un territoire qui n’avait jamais entendu parler de radioactivité, de bombe nucléaire et tutti quanti. Ainsi, lorsque la US Navy approcha les chefs de l’atoll de Bikini, lui aussi théâtre d’essais nucléaires, pour leur demander la permission d’utiliser leurs terres, ces derniers acceptèrent. Les Américains présentèrent l’opération sous une lumière positive et la force nucléaire comme un pouvoir salvateur pour l’humanité. Le traducteur insulaire transposa ainsi le discours américain aux habitants :

« Il a dit que les USA veulent utiliser quelque chose de puissant et le transformer en quelque chose de bon et d’utile ».1

      Comment décrire un phénomène qu’on ne connait pas, dont on n’a jamais fait l’expérience et qui donc, finalement, n’existe pas ? Là résida certainement la force de conviction et de manipulation des Américains et il est très probable que si ces derniers avaient un peu plus expliqué les tenants et les aboutissants de la radioactivité et des bombes nucléaires, les insulaires n’auraient pas accepté de céder leurs terres.
L’Histoire retient aujourd’hui quelques explosions majeures comme celle de Castle Bravo, le 1er mars 1954, sur Bikini ; mais aussi Ivy Mike (ou Mike), première explosion thermonucléaireà l’échelle mondiale, le 1er novembre 1952 ; ou encore Ivy King (ou King) le 16 novembre 1952, cette fois-ci sur l’atoll d’Enewetak.
Bien que le gouvernement américain mit fin à ces expériences nucléaires sur les atolls en 1958, il fallut attendre les années 1970-1980 pour que le nettoyage soit organisé.3 Les couches supérieures des sols furent enlevées car elles étaient imprégnées par les retombées radioactives. Ce travail entraina l’inhalation de plutonium par les travailleurs marshallais ou américains qui vinrent parfois avec leurs familles. Ils n’avaient presque aucune protection et surtout, le gouvernement américain ne communiquait pas vraiment sur les risques encourus.4 Les déchets étaient quant à eux jetés à la mer, ou dans le cas de Runit à Enewetak, mis dans des sacs plastiques puis jetés dans le Cactus Crater.5 Celui-ci naquit de l’explosion atomique du 5 mai 1958 menée sur Runit. Les déchets y furent mêlés à du béton et à des structures métalliques contaminées, présentes sur l’île au moment de l’explosion. Le tout fut recouvert d’un bouchon, lui aussi en béton : c’est ce que l’on appelle aujourd’hui le dôme de Runit. Celui-ci recouvre donc quantité astronomique de fragments de plutonium 239 dont la demi-vie est de 24 000 ans et 437 sacs plastiques.6
Ajoutons enfin, que, dès 1980, le gouvernement américain entreprit de ré-installer la population d’Enewetak, qui ne vit désormais pas si loin du Dôme. Cependant, l’entretient de celui-ci n’est pas assuré. Les Américains avaient pourtant construit le Enewetak radiological laboratory dans le but de surveiller l’architecture du Dôme et le degré de radioactivité sur l’île.7 Enfin, certaines îles de l’atoll ont été interdites à cause du degré de radioactivité trop élevé. Pour les Américains, la mer les séparant des autres îles devenait une barrière qui éviterait la dispersion du poison, ce qui est évidemment totalement faux.

      Les radiations ne sont ni visibles, ni palpables, ni odorantes, ni bruyantes. Elles constituent donc une présence invisible qu’il est sûrement facile d’oublier dans la vie quotidienne. À cela s’ajoutent, dans le cas de Runit, les politiques investies par les institutions américaines pour faire oublier aux insulaires la radioactivité. Le Dôme fut construit en béton et présenté comme une barrière aux humeurs nocives qui y sont enfermées. Cependant, il agit plutôt comme un indice tangible de la présence de la radioactivité à Enewetak. Il semble d’ailleurs être au centre des préoccupations sur place et dans tout l’archipel puisqu’il se fissure, les vapeurs radioactives s’échappant dans la mer et dans l’atmosphère, contaminant humains et non-humains. À l’école d’Enewetak, les enfants apprennent des chants qui racontent leur héritage nucléaireet de son côté, Kathy Jetñil-Kijiner, poète, enseignante, militante, etc. marshallaise a écrit Annointed, un poème mettant au centre le dôme de Runit et le funeste héritage qu’il contient et incarne. Enfin, nous pourrions ajouter que, quand bien même la radioactivité ne se perçoit pas par les sens, ses effets sont bien visibles: bébés méduses9, maladies de peau, malformations, cancers, problèmes de thyroïde, empoisonnement des poissons et donc des individus. La radioactivité constitue donc bien « ce dans quoi [vivent les Marshallais, les] privant de tout ‘ailleurs’ »10 et ils en ont amplement conscience, notamment par la présence de ce Dôme.

Mais pourquoi les Etats-Unis ont-ils construit un dôme en béton sur un atoll ?

        L’anthropologue Tim Ingold11 évoque l’idée selon laquelle un objet, naturel ou conçu par des mains humaines et/ou des machines, se transforme constamment. En disant cela, il remet en cause la pensée hylémorphique12 qui est la nôtre. Celle-ci nous conduit à penser que les choses n’existent qu’indépendamment de nous. Les actes techniques formeraient donc un projet téléologique13 grâce et terme duquel apparaitrait un produit fini, matérialisation d’un produit intellectuel. Le dôme de Runit a été conçu dans cette optique, en tant qu’architecture indestructible ne pouvant fuir ou se briser. C’est l’importance de la forme -une forme convexe devant couvrir le cratère- et de la fonction -un dispositif étanche et résistant- qui dominèrent sa construction. Pour cela, c’est le béton qui a été utilisé. Ce matériau permet aux architectes de libérer leurs projets de toute contrainte, mais aussi de rendre l’architecture ‘moins architecturale’ et de la positionner davantage du côté du travail de l’ingénieur. Le béton offre aussi la possibilité de construire vite et à moindre coûts de grands espaces. De plus, il peut être coulé sur place, ce qui permet d’être efficace dans un temps restreint. De ce point de vue, le béton a tout pour plaire et on comprend mieux pourquoi il a été utilisé sur le site de Runit.
Cependant, le béton est peu résistant sur la durée. Il s’effrite, se fissure, s’abîme, ce qui s’observe dans le cas du Dôme et est d’ailleurs amplifié du fait des évènement climatiques (montée des eaux et typhons de plus en plus violents et fréquents). Comme le souligne T. Ingold, un objet est contraint par des usages, des contextes, sa/ses/des matière/s, etc. qui partagent son milieu. C’est ce que l’auteur appelle le « champ de force ». Cette expression insiste sur le fait que les choses changent parce-qu’elles sont prises dans un maillage regroupant différents acteurs qui s’influencent. Dans le cas du dôme de Runit, le champ de force comprend, entre autres, le béton du Dôme, les déchets radioactifs, les habitants de Runit, les animaux et les plantes qui investissent le Dôme, la mer, les journalistes, les activitistes, le climat, (les anthropologues!) et sûrement encore bien d’autres choses qui ne nous viennent même pas à l’esprit. De ce maillage résultent aujourd’hui des changements non négligeables quant à la tenue du Dôme. Celui-ci est fissuré et les déchets qu’il est censé contenir s’échappent dans l’air et dans la mer. La protection qu’il était supposé assurer n’est donc plus vraiment d’actualité. Nous sommes ici bien loin du projet d’architecture éternelle que les Américains avaient envisagé.

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Vue aérienne du Dôme © Capture d’écran « This Concrete Dome Holds a Leaking Toxic Timebomb- Foreign Correspondent », publiée par ABC News (Australia).

Une histoire de mots

       L’anthropologue Holly M. Barker montre que les Marshallais ont construit leur propre langage pour parler du nucléaire et le comprendre. En effet, les insulaires considèrent qu’ils sont les seuls en droit de parler de l’expérience nucléaire et que le discours américain sur celle-ci n’est pas valable. La parole locale se tient donc contre la parole scientifique et/ou politique des États-Unis.

        Plusieurs travaux qui s’intéressent à la question de l’enfouissement des déchets nucléaires mentionnent l’importance de continuer à comprendre que la force contenue sous un dôme ou une structure en béton est dangereuse.14 Le danger est de percevoir ces sites d’enfouissement comme des endroits « neutres ».15 Ceux-ci ne seraient plus dotés d’aucune connotation, ce qui pourrait en mener certains à les pénétrer, alors qu’ils sont hantés par des humeurs invisibles et destructrices. Face à cette menace, certains  préconisent le déploiement de techniques symboliques qui permettraient de connoter les lieux souillés à un concept distinct, assimilé et compris par tous. L’utilisation d’un champ sémantique non scientifique, c’est-à-dire de termes symboliques, pour parler de ces restes, pourrait être une solution. C’est ce que fait K. Jetñil-Kijiner dans son poème, Anointed, écrit en 2018. Elle utilise plusieurs fois le mot « tombe/tomb », de même que le mot « sépulture/grave », pour décrire l’île ; tandis qu’elle appelle le dôme de Runit  « dôme fissuré/cracked dome » ou encore « coquillage en béton qui abrite la mort/concrete shell that houses death ». Elle fait donc un rapprochement entre une tombe abritant un (la) mort et le Dôme. De plus, pour elle, il ne constitue en rien une barrière contre les déchets nucléaires. La poète insiste aussi sur le fait qu’il représente une partie muette de l’Histoire de l’archipel. À travers cette oeuvre, elle cherche des réponses à ses questions et celles des Marshallais. Elle se demande comment se souvenir d’Enewetak, comme si la puissance du nucléaire avait brouillé le lien entre les Marshallais et leur atoll. Elle demande d’ailleurs qui a accordé aux Américains le pouvoir de détruire ses îles. Finalement, la poésie est pour elle une sorte de rituel16 qui permet de faire face au problème. Elle évoque le pouvoir de guérison qu’ont les mots, mais aussi son inquiétude concernant la création d’art à partir de cette « monstruosité ».17 Enfin, elle présente aussi ce poème comme un moyen pour ne pas oublier cet héritage. Pour K. Jetñil-Kijiner, bien que certains vivent de nouveau à Enewetak, celle-ci n’est plus une île. Elle est devenue une tombe créée par la Science du nucléaire et le Dôme en est le signe le plus concret.
Derrière son poème et les expressions qu’elle utilise, l’auteure va bien plus loin que les scientifiques qui parlent de « déchets ». Elle s’extrait du neutre qu’aurait pu produire le Dôme. C’est cet « entretien symbolique »18 qui permet aux individus, dans une certaine mesure, de se protéger contre le dôme de Runit. Cependant, cet entretien devrait aller de paire avec un entretien technique de la structure même, ce qui n’est pas le cas ici.

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K. Jetñil-Kijiner © Capture d’écran, vidéo Anointed
https://www.kathyjetnilkijiner.com/dome-poem-iii-anointed-final-poem-and-video/

Être perdu au milieu d’un océan et pourtant…

        Face à la situation d’Enewetak, comment ne pas sombrer dans le pessimisme le plus profond ? Qu’adviendra-t-il lorsque les eaux ‘pacifiques’ viendront submerger les terres et le béton ? S’il nous est impossible de répondre de manière catégorique à cette question, nous pouvons cependant nous intéresser à la manière dont les individus se construisent au milieu de cette ruine du nucléaire.
Les habitants d’Enewetak ont appris à vivre avec les fantômes des bombes nucléaires et avec le signe de ces expériences le plus concret qui soit, le Dôme. Cependant, la vitalité des habitants se remarque dès que l’on passe devant le « Welcome Sign » de l’atoll sur lequel est peint le Dôme. Il pourrait pourtant donner envie au visiteur de déguerpir aussi sec. La liberté des insulaires réside donc dans leur pouvoir à dépasser les évènements historiques, à aller au delà de la mémoire qui conduirait à penser le Dôme simplement comme un cénotaphe ou un mémorial. Cette liberté permet la création d’un rapport de force entre les habitants et le Dôme ; les insulaires et le gouvernement américain ; les militants et les pollueurs du monde entier. « Libre/hanté : deux faces, [donc], de la même expérience »19 qui permettent aux Marshallais de se construire sur la place mondiale comme un archipel actif dans la lutte contre le changement climatique. En effet, comme le souligne la mère de K. Jetñil-Kijiner, Hilda Heine, présidente de la République des Îles Marshall, le problème du nucléaire est intimement lié à celui du dérèglement climatique.20 Sous cette perspective, le Dôme devient l’un des symboles constitutifs de cette nouvelle identité des habitants d’Enewetak et des Îles Marshall, car l’écume lèche déjà ses bords, la structure est menacée par les typhons à répétition et les trous qui s’y trouvent sont parfois si larges que des oiseaux y font leur nid.21

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Welcolme sign d’Enewetak ©, https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=hEVpExaY2Fs, dernière consultation le 2 décembre 2018.

         Les œuvres de K. Jetñil-Kijiner sont entendues à un niveau local mais aussi mondial, grâce, d’une part, à son site internet et d’autre part, grâce à sa présence à des évènements mondiaux comme la Conférence sur le Climat à Paris (COP 21), Marrakech (COP 22), Bonn (COP 23) et enfin à l’ONU.22 L’héritage nucléaire qu’elle et son peuple portent permet la création de nouveaux rapports et de nouveaux récits. Le poème Toi, Debout l’insulaire,23 écrit par la poète marshallaise et l’auteure inuit Aka Niviâna, illustre bien ces nouvelles relations. En effet, il réunit les habitants des Îles Marshall et ceux du Groenland, face à la fonte des glaces et la montée des eaux. Grâce à la poésie, elles créent des liens entre les situations auxquelles font face leurs îles et elles cherchent à mobiliser toutes les nations pour lutter contre le dérèglement climatique dont elles sont les premières victimes.
Enfin, les Îles Marshall ont participé au Climate Vulnerable Form- Virtual Summit 2018 qui a eu lieu le 21 et le 22 novembre 2018, en ligne. Cette plateforme virtuelle a permis de réunir dirigeants, militants, media, etc. des pays dits « du Sud » afin de permettre une « coopération Sud-Sud ».24 Les dirigeants et les porte-paroles des Etats membres se sont rejoints pour participer, à travers des vidéos en direct ou pré-filmées, à des discussions thématiques sur le dérèglement climatique. Hilda Heine fut la présidente de ce sommet 2018. Elle est revenue sur la limite des 1,5°C posée lors des Accords de Paris, premier accord mondial sur le climat, en décembre 2015. À la suite de son discours est né un mouvement ayant contaminé25 un bon nombre des nations du Pacifique (et d’ailleurs). En effet, sur de nombreux réseaux sociaux comme Facebook, on a pu voir des photos d’habitants de Hawaii, des Îles Marshall, du Vanuatu, du Chili, etc. tenant une feuille de papier où une bannière où l’on pouvait lire Strive 1.5°C, Survive.

         Le dôme de Runit est une ruine au sens strict du terme. Il s’effrite et prend donc l’aspect d’une ruine, mais il est aussi La Ruine par excellence des expériences nucléaires américaines aux Îles Marshall. S’il avait été construit pour oublier éternellement les déchets nucléaires, ce but n’a pas été atteint… Le Dôme est devenu le symbole de la durée de vie à l’échelle géologique de ces restes. Il est en même temps celui de la très brève échéance des dangers liés au dérèglement climatique qui entraine la montée des eaux. Par sa qualité d’oxymore, le dôme de Runit est le point de départ et le symbole de la construction nouvelle des Marshallais, notamment sur la place mondiale.
Enfin, cette problématique de l’enfouissement des déchets nucléaires n’est pas sans rappeler celle à laquelle nous faisons face concernant la gestion des restes de ce type sur nos territoires. Si le Dôme ne répond pas exactement à la solution de l’enfouissement profond,26 aujourd’hui « solution de référence »,27 il nous permet tout de même de réfléchir sur la situation. Comme nous l’avons souligné, si les déchets doivent être définitivement enterrés à des kilomètres sous terre, il va tout de même falloir « se souvenir d’oublier »28 et donc « produire la mémoire du danger ».29 Pour ce faire, des projets développés par des artistes ont été proposés. Ils doivent produire « l’effroi et la terreur »30 mais ne doivent pas pour autant fasciner ou attirer. Parmi ces projets se trouve celui des musiciennes et comédiennes Valentina Gaia et Rossella Ceccili. Elles ont inventé, dans le contexte du site de Bure, en France, une ritournelle destinée aux enfants afin de leur transmettre l’histoire du nucléaire et les risques qu’ils encourent s’ils déterrent les restes. Cela n’est pas sans rappeler les chants appris à l’école par les élèves d’Enewetak… Et pourtant, le dôme de Runit fascine en même temps qu’il produit effroi et terreur. Certains s’y rendent pour s’en inspirer (afin d’écrire un poème), pour le photographier ou le filmer (ABC News Australia et bien d’autres), pour le découvrir et essayer de trouver ses failles.

Vouloir contrôler le futur n’est-il pas vain quand le présent est déjà difficilement maitrisable ?

Garance Nyssen

Image à la une : Vue aérienne de Runit, Enewetak, Îles Marshall. © Google Maps

« He said the USA they want people to use something strong and turn it into something good and helpful », cette phrase est issue des documents d’archives regroupés dans le documentaire Radio Bikini InBARKER H. M., 2004. Bravo for the Marshallese : Regaining control in a Post-Nuclear, Post-colonial World.Belmont CA, Wadsworth/Thompson, p. 80.

Les premières bombes atomiques naissent grâce à la fission, c’est-à-dire la rupture du noyau de l’atome sous l’effet d’une collision. Les bombes thermonucléaires, H ou « à hydrogène », sont plus puissantes et plus destructrices. Elles naissent de l’association de deux noyaux pour n’en former qu’un, dont la masse est inférieures aux deux premiers. Cette perte de masse correspond à la libération d’énergie.

BARKER, H. M., 2004. Bravo for the Marshallese : Regaining control in a Post-Nuclear, Post-colonial World. Belmont CA, Wadsworth/Thompson., p. 37.

« This Concrete Dome Holds a Leaking Toxic Timebomb- Foreign Correspondent » publiée par ABC News (Australia) le 27 novembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=autMHvj3exA, dernière consultation le 17 septembre 2018.

« New year, new monsters, new poems » https://www.kathyjetnilkijiner.com/new-year-new-monsters-and-new-poems/ publié le 25 janvier 2018, dernière consultation le 26 octobre 2018.

Ibid. Le plutonium est utilisé dans le nucléaire parce-que sa probabilité de fission/fusion est plus élevée que l’uranium 235. Quand on parle de demi-vie, on désigne en fait le temps qu’une substance met pour perdre la moitié de son activité.

« This Concrete Dome Holds a Leaking Toxic Timebomb – Foreign Correspondent » publiée par ABC News (Australia) le 27 novembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=autMHvj3exA, dernière consultation le 17 septembre 2018.

« This Concrete Dome Holds a Leaking Toxic Timebomb – Foreign Correspondent » publiée par ABC News (Australia) le 27 novembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=autMHvj3exA, dernière consultation le 17 septembre 2018.

Bébés naissant sans yeux, bras ou jambes. Ils sont estimés à plus d’une centaine in COLLIN, J-M., « La bombe juridique des îles Marshall contre les puissances nucléaires », Le Monde diplomatique, publié en Juin 2016, https://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/COLLIN/55801, dernière consultation le 11 octobre 2018.

10 HOUDART, S., 2017. « Les répertoires subtils d’un terrain contaminé », Techniques & Culture, issue 2 (n° 68), p. 88-103., p.101.

11 INGOLD, T., 2017 [2013]. Faire, Anthropologie, Archéologie, Art et Architecture. Bellevaux, Editions Dehors.

12 Définition du CNRTL : « Doctrine d’Aristote et de scolastiques selon laquelle l’être est constitué, dans sa nature, de deux principes complémentaires, la matière et la forme ».

13 Définition du CNRTL : « Qui repose sur l’idée de finalité, qui constitue un rapport de finalité ».

14 MOREAU, Y. 2016 « Être en reste face aux résidus nucléaires », Techniques & Culture, 65-66 « Réparer le monde. Excès, reste et innovation », p. 92-109.
The Atomic Priesthood Project(APHP) http://theatomicpriesthoodproject.org/,dernière consultation le 2 octobre 2018.
The Ray Cat Solutionhttp://www.theraycatsolution.com/#10000, dernière consultation le 2 octobre 2018.

15 MOREAU, Y. 2016 « Être en reste face aux résidus nucléaires », Techniques & Culture, 65-66 « Réparer le monde. Excès, reste et innovation », p. 92-109.

16 « New year, new monsters, new poems » https://www.kathyjetnilkijiner.com/new-year-new-monsters-and-new-poems/publié le 25 janvier 2018, dernière consultation le 26 octobre 2018.

17 « monstruosity », Ibid.

18 MOREAU, Y. 2016 « Être en reste face aux résidus nucléaires », Techniques & Culture, 65-66 « Réparer le monde. Excès, reste et innovation », p. 92-109., p. 106.

19 TSING, A. L., 2017 [2015]. Le champignon de la fin du monde. Sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme. Paris, La découverte, p. 132.

20 « First Female President of the Marshall Islands & Her Poet Daughter : We Need Climate and Nuclear Justice » publiée par Democracy Now ! le 14 novembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=f52IZgyLL8U, dernière consultation le 27 octobre 2018.

21 BROADHEAD, I., « Nursing a Nuclear Test Hangover », WA Today, publié le 18 Août 2008 https://www.watoday.com.au/world/nursing-a-nuclear-test-hangover-20080818-3×86.html, dernière consultation le 12 novembre 2018.

22 « United Nations Climate Summit Opening Ceremony – A Poem to my Daughter » https://www.kathyjetnilkijiner.com/united-nations-climate-summit-opening-ceremony-my-poem-to-my-daughter/ publié le 24 septembre 2014, dernière consultation le 21 novembre 2018.

23 « Debout, toi l’insulaire », 350.org https://350.org/fr/debout-toi-linsulaire/#projet, dernière consultation le 10 novembre 2018.

24 « South-South cooperation », Climate Vulnerable Forum, page Facebook https://www.facebook.com/pg/ClimateVulnerableForum/about/?ref=page_internal, dernière consultation le 22 novembre 2018.

25 Ce terme est employé à dessein, dans la lignée de l’utilisation qu’en fait A. L. Tsing. Elle l’utilise dans son étude du champignon matsutake qui mobilise des principes d’enchevêtrement entre différents espaces et individus. La contamination, pour A. L. Tsing permet de nouveaux processus de subjectivation In TSING, A. L., 2017 [2015]. Le champignon de la fin du monde. Sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme. Paris, La découverte.

26 Cette solution nécessite de creuser plusieurs mètres sous terre et ce dans un milieu stable, du point de vue géologique, mais doivent aussi être pris en compte les projets humains à venir autour de ce lieu.

27 POIROT-DELPECHE, S. & RAINEAU, L. 2018. « Le stockage géologique des déchets nucléaires: une capsule anti-temporelle » In Gradhiva, numéro 28, p.143- 169, p. 144.

28 Elles citent ici l’un des protagonistes du film Into Eternityde Michael Madsen (2011) in POIROT-DELPECHE, S. & RAINEAU, L. 2018. « Le stockage géologique des déchets nucléaires: une capsule anti-temporelle » In Gradhiva,  numéro 28, p.143- 169, p. 154.

29 Ibid,p. 154.

30 Ibid, p.154.

Bibliographie :

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