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À toi appartient le regard : la photographie contemporaine s’invite au musée du quai Branly – Jacques Chirac

           De la photographie contemporaine au musée du quai Branly – Jacques Chirac (MQB-JC) ? Depuis son ouverture en 2006, le musée s’est davantage spécialisé dans la conservation et l’exposition des cultures anciennes des continents africains, américains, asiatiques et océaniens. Toutefois, les créations contemporaines non-européennes intègrent également les champs de recherches et les intérêts des équipes du musée, en particulier la peinture aborigène sur toile ou monumentale1 et la photographie. Voir plus

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Les musées peuvent-ils tout exposer ? Les “tjuringa”, un secret bien gardé ?

       Si vous avez l’occasion de visiter l’exposition « La quête du savoir rencontre la soif de collectionner » au musée des Cultures de Bâle,1 vous vous interrogerez certainement quant à la présence d’un rectangle orange dans l’une des vitrines, au sein duquel… aucun objet n’est présenté. À première vue, on pourrait croire que cette absence est due à un souci de restauration, un prêt qui n’est pas arrivé à temps, bref un problème technique. Si vous regardez de plus près, il est en réalité indiqué que l’objet en question ne sera pas présenté, car il ne peut être vu par tous.

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À vélo sur les pistes de l’outback australien : rencontre avec Eddie Mittelette

[Please note: Aboriginal and Torres Strait Islander people should be aware that this article may contain images or names of deceased persons in photographs or printed material.]

      Cette semaine, nous partons à la rencontre d’Eddie Mittelette. Voyageur au long cours, il est l’auteur du livre Aborigènes – avec les derniers nomades d’Australie (2015)1, récit personnel richement documenté publié aux éditions Transboréal. L’auteur y narre son périple de 11 000 kilomètres à vélo sur les pistes de l’ouest australien à la rencontre des Aborigènes Martu. Un portrait affûté et saisissant de l’outback2 contemporain.  Voir plus

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Qui de l’œuf ou de l’émeu ? À la découverte de l’orfèvrerie coloniale australienne

       C’est un fait bien connu, les émeus pondent des œufs d’une taille impressionnante : 13 à 14 cm de long pour environ 900g. De quoi faire une omelette avantageuse ! La passion qu’ont brièvement inspiré ces œufs à l’aristocratie australienne de la fin du XIXème siècle ne doit pourtant rien à leurs qualités culinaires.

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Existe-t-il une créature répondant au nom de « culture traditionnelle » ? *

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         Ainsi que l’explique Sean Mallon dans son désormais célèbre article Against Tradition (Contre la Tradition) (2010), l’histoire a commencé avec l’écrivain samoan Albert Wendt. Wendt a commencé la discussion autour du mot « tradition » et de son usage dans les années 1970. Mais le débat à proprement parler a vraiment pris de l’ampleur dans les années 90 lorsque Wendt était membre du Comité Consultatif Pacifique pour la création du musée Te Papa Tongarewa, Wellington, Nouvelle-Zélande. Wendt fait alors une demande très simple : il demande l’abandon du terme « art traditionnel »1 dans le musée à venir. Mais pourquoi ?

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Les masques en écaille de tortue du Détroit de Torres

       Aujourd’hui, CASOAR a décidé de se pencher sur les surprenants masques en écaille de tortue de l’archipel du Détroit de Torres, à présent politiquement rattaché à l’Australie.
Cette région se situe entre la pointe du Cap York du Nord de l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dès 1606, le navire allemand Dyfken « découvre » l’existence de l’archipel. Quelques mois plus tard, Luiz Baes de Torres, qui lui donnera son nom, le traverse avec deux navires. L’un des capitaines, Diego de Prado, remarque l’existence des masques en écaille de tortue. En 1777, James Cook prend possession des terres pour la Couronne anglaise. Un siècle plus tard, en 1871, la London Missionary Society s’installe à Erub, une île de la région orientale. Dans les mêmes années, l’administration australienne interdit toutes les cérémonies. Enfin, en 1888 et en 1898, le biologiste et ethnologue Alfred Cort Haddon se rend dans le Détroit de Torres, à Mabuiag (à l’Ouest de l’archipel). Bien qu’il s’intéressât d’abord à la biologie marine, il entreprit aussi de nombreux travaux à propos des productions et des pratiques artistiques locales. Il rapporta d’ailleurs un nombre important d’objets, aujourd’hui conservés au British Museum et surtout au Museum of Archeology and Anthropology de Cambridge. Voir plus

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Un pont entre deux pays : la Commande Publique d’Art Aborigène au musée du quai Branly

              Laissez-moi vous compter l’histoire d’une des grandes oubliées du musée du quai Branly, la Commande d’Art Publique Aborigène. Bien que largement mise à l’honneur lors de l’ouverture du musée en 2006, cette collection d’œuvres aborigènes contemporaines fait désormais « partie des murs », au sens propre comme au figuré. Voir plus

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Uluru : itinéraire d’un site convoité

Il s’agit de l’un des sites les plus emblématiques d’Australie : Uluru ou Ayers Rock (Territoire du Nord) est une formation rocheuse s’élevant à près de 350 mètres au dessus du reste de la plaine. Situé au sein de l’Uluru-Kata Tjuta National Park (qui abrite également les célèbres Kata Tjuta ou Monts Olga), le site attire chaque année environ 300 000 touristes1. Mais le lieu est avant tout un site sacré pour les populations aborigènes de la région  Voir plus

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Spear : histoire d’un patrimoine indigène

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Djali veut comprendre ce qu’être un homme veut dire. Son voyage commence en Terre d’Arnhem et l’emmène jusqu’à Sydney. Dans sa quête de sens, Djali s’expose aux histoires tourmentées d’autres hommes aborigènes d’Australie. Il est le témoin des infamies et des difficultés qu’ils doivent affronter alors qu’ils négocient leur vie dans une société qui refuse de reconnaître leurs besoins. Le défi de Djali est de tracer un chemin qui le guide vers une existence qui le nourrisse au lieu de le détruire.1 Voir plus